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Chroniques

[Mots pour Maux] - Une odeur de scandale

Christian G. KOUIGA , Responsable Rubrique - Société et Culture & Enquêtes et reportages à L'Union

Le 29 août, veille de la célébration de la 3e édition de la Fête nationale de la Libération, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans son discours circonstanciel, a fait une forte révélation : près de 62 % des dossiers examinés à la Fonction publique sont, d'après un audit, en "situation irrégulière". En plus des "cas d'abandon de postes" également soulignés.

Au-delà de la refonte annoncée, qui passerait par la "révision du cadre statutaire applicable aux agents de la Fonction publique", il y a lieu de noter une chose : la révélation de la plus haute autorité du pays met en lumière – toute chose à déplorer – des pratiques malsaines qui, bien huilées depuis belle lurette, mettent à mal la santé des finances publiques. Une odeur de scandale !

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Car comment comprendre que certains agents publics, après avoir décidé en toute âme et conscience de se départir de leur devoir vis-à-vis de leur employeur qu'est l'État, puissent continuer de jouir de leurs salaires, en se jouant de sa vigilance?

L'audit a révélé. La question qui s'invite maintenant est celle de savoir quelles sanctions à l'endroit de ces fonctionnaires démissionnaires, pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Le mérite doit être désormais la boussole dans la Fonction publique. Soit ! Mais au-delà de la régularisation des situations administratives, n'est-il pas de bon aloi qu'un dispositif – en termes de garde-fous – soit mis en amont pour dissuader les "récalcitrants" ? Il le faut, car nombreux ont du mal à se débarrasser de leurs oripeaux.

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