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Économie

Mercuriale : les grandes surfaces se sont conformées

Prix du riz dans les grandes surfaces

Dans les rayons climatisés des supermarchés comme dans les allées bien achalandées des hypermarchés de la capitale, un même constat s'impose : la nouvelle mercuriale, rendue publique ce 23 février 2026, est déjà largement entrée en vigueur.

Car, à peine annoncée, la mesure gouvernementale visant à suspendre pour une durée de six mois certains droits et taxes sur 105 produits essentiels commence à produire des effets visibles sur les étiquettes. Une réalité qui contraste avec les craintes souvent exprimées par les populations quant à la capacité du marché à intégrer rapidement ce type de décision. Sur le terrain, la baisse des prix concerne en priorité les produits alimentaires de grande consommation. Le riz importé, la farine de blé, le sucre, l'huile végétale, les pâtes alimentaires ou encore le lait en poudre affichent des tarifs en net recul par rapport aux semaines antérieures. Dans plusieurs magasins visités, les agents reconnaissent avoir procédé à des réajustements quasi immédiats, conformément aux nouvelles dispositions.

Cette dynamique positive s’observe également dans le secteur des matériaux de construction. Le ciment, les fers à béton, les tôles et certains équipements de base bénéficient d’un plafonnement effectif, perceptible aussi bien chez les grands distributeurs que dans certains dépôts spécialisés. Une évolution qui nourrit l’espoir d’une détente progressive sur les coûts des chantiers et, à terme, sur les loyers et le prix du logement. Pour les professionnels du bâtiment, cette mesure représente un signal encourageant dans un contexte marqué par la flambée persistante des intrants.

Au-delà des chiffres, c’est surtout la rapidité d’exécution qui retient l’attention. Habituellement, l’application concrète des mercuriales se heurte à des délais, voire à des résistances. Cette fois, la majorité des grandes surfaces semble avoir anticipé, voire accompagné la décision gouvernementale. Des affichages clairs, des étiquettes mises à jour et une communication interne renforcée témoignent d’une volonté d’alignement sur la politique de lutte contre la vie chère. Toute fois, ce tableau globalement satisfaisant appelle à une certaine prudence. Si les grandes enseignes jouent le jeu, la situation reste plus contrastée en ce qui est des commerces de proximité. En effet, dans plusieurs quartiers, les prix affichés chez certains détaillants restent encore quelque peu supérieurs aux plafonds annoncés sur certains produits comme le riz, le lait…, inquiétant ainsi une bonne partie des consommateurs. Des écarts de prix que certains détaillants ont eu du mal à justifier, mais qui soulignent surtout la nécessité d’un contrôle renforcé et régulier. Dans ce contexte, le rôle de la direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) apparaît déterminant. Sa présence active sur le terrain sera décisive pour la surveillance des prix aussi bien dans les grandes surfaces que chez les petits détaillants du quartier qui agissent très souvent en hors-la-loi.

Car l’enjeu dépasse la simple conformité réglementaire. Il s’agit pour le gouvernement de soutenir durablement le panier de la ménagère.

Si on peut déjà saluer le fait que les premiers signaux soient encourageants, reste désormais à transformer cet élan en une pratique généralisée, équitable et durable, afin que la baisse des prix ne soit pas qu'une parenthèse, mais une mesure correctement suivie au bénéfice des consommateurs.

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