Le lancement des travaux de construction de 3 100 logements à Bikélé et Essassa marque un nouveau cap pour le secteur de l'habitat. Mais au-delà des volumes annoncés, c'est une autre promesse qui retient l'attention : celle du respect des délais. Un engagement loin d'être anodin dans un secteur où les retards ont longtemps constitué le principal talon d'Achille de l'action publique.
Sous l'ancien régime, de nombreux programmes immobiliers avaient été présentés comme des réponses à la crise du logement. Pourtant, plusieurs d'entre eux ont accumulé les retards, quand d'autres n'ont jamais atteint leurs objectifs. Au fil des années, ces chantiers inachevés ont alimenté le scepticisme d'une partie de l'opinion face aux nouvelles annonces.
C'est sans doute pour cette raison que le gouvernement de la Ve République place désormais la question des délais au coeur de son discours. À Bikélé, le ministre de l'Habitat a insisté sur la "rigueur dans les délais", signe que les autorités ont pleinement conscience des attentes de la population. Car aujourd'hui, la crédibilité d'un programme immobilier ne se mesure plus au nombre de logements promis, mais à la capacité de les livrer dans les temps.
Après avoir répondu aux revendications de ses frères d'armes, le chef de l'État ouvre ainsi un nouveau chantier, plus complexe et plus exposé. Le véritable défi n'est plus de lancer des projets. Il est de démontrer que l'État peut désormais transformer les annonces en réalisations concrètes.
C'est sur ce terrain que sera jugée la réussite du programme de Bikélé-Nzong.
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