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Faits divers & Justice

Lycée Léon-Mba : pourquoi l'élève Steeven s'est-il donné la mort ?

La passerelle du haut de laquelle l’élève en classe de première scientifique (1re S) au Lycée national Léon-Mba a sauté

C'est un lundi noir qu'auront vécu la communauté éducative nationale et particulièrement celle du Lycée national Léon-Mba. En effet, aux alentours de midi, un élève inscrit en 1re S, nommé Steeven Mombo s'est donné la mort, hier, en se jetant de la passerelle de son établissement. De ce que l'on a appris sur le terrain, tout serait parti d'une réunion organisée plus tôt dans la matinée par le proviseur du lycée.

Selon les témoignages, plusieurs élèves, accompagnés de leurs parents, ont été convoqués par le responsable du bahut pour des faits de "détention et vente illicite de stupéfiants". À la suite de cette audition, se sentant menacé et ne voulant pas finir derrière les barreaux, le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, a décidé de fondre dans la masse afin de ne pas être arrêté par les services de la police scolaire et judiciaire. Chose qu'il réussit à faire.

"Steeven était engagé dans une procédure disciplinaire", a indiqué le censeur Vie scolaire, le visage fermé. Identifié comme un élève moyen par les responsables du lycée, mais dépressif par certains de ses condisciples, ce dernier n'hésitait pas à se confier. "L'année dernière, il m'avait dit qu'il avait beaucoup de problèmes familiaux et scolaires, il évoquait l'envie de se suicider depuis toujours", nous a confié un camarade de classe.

La scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre l'apprenant sur le toit de la passerelle. Après quelques minutes d'hésitation, il fera un signe de croix, comme un signe d'adieu, avant de se jeter dans le vide. Encore en vie après cette chute de près de 4 mètres de haut, il rendra l'âme quelques instants plus tard dans une structure hospitalière.

Pourtant, pendant près d'une demi-heure avant l'horreur, responsables de l'établissement, condisciples, riverains, et Forces de défense et de sécurité ont tenté en vain d'empêcher le jeune Steeven de commettre l'irréparable. "Nous avons tout fait pour ne pas que notre ami se donne la mort, nous avons crié, mais c'était en vain, il avait déjà pris sa décision", indique un autre condisciple.

Ses camarades, inconsolables, ont rapidement pris la décision de rejoindre leur domicile. Devant être un lundi ordinaire pour ces élèves, cette date restera comme un jour sombre pour l'établissement. Comme un certain 9 mars 2023 pour la population gabonaise, qui, ce jour-là, a vu disparaître dans les eaux, une trentaine de compatriotes dans la tragédie d'Esther Miracle.

Comment on est-on arrivé là ? Pourquoi l'apprenant a-t-il fait ce choix ? Autant de questions que se posent encore aujourd'hui ses nombreux camarades. L'enquête ouverte par les services compétents devra déterminer les mobiles exactes du drame.

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