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Économie

Journées de l'habitat : plus de 4 000 personnes reçues et plus de 2 500 fiches retirées

Mays Mouissi, ministre de l’Habitat et du Logement aux journées de l'habitat

Promoteurs, aménageurs et banques, réunis autour du ministère de l’Habitat, ont présenté du jeudi 29 au samedi 31 octobre leurs offres. En effet, PH Immo, BGFI Bank, Orabank, Urban Life, C.I.T.P, Addoha Gabon, la Société nationale immobilière (SNI), Sidi Immo et bien d'autres figuraient parmi les partenaires présents à l'évènement. Les visiteurs ont interrogé les exposants sur les prix, les démarches foncières et les conditions de crédit.

''Nous avons reçu plus de 4 000 personnes et plus de 2 500 fiches ont été récupérées'', a annoncé Ismaël Makanga, membre du comité d’organisation et conseiller technique du ministre. Les fiches identifient les besoins d’une parcelle de 500 m² à un logement F3 ou F4. L’objectif était de mettre face-à-face demandeurs et opérateurs, sans intermédiaire. Après quoi, une concertation entre administration et banques doit désormais donner suite aux sollicitations des uns et des autres.

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À l’ouverture, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a rappelé les priorités. À savoir : sécuriser le foncier, accroître l’offre et faciliter l’acquisition. Il a évoqué les 16 000 titres fonciers produits en dix mois et les 3 100 logements lancés à Bikélé, Ntoum et Essassa. Selon lui, il faut ''construire davantage, construire mieux et, surtout, rendre le logement accessible au plus grand nombre''. Notamment aux ménages modestes.

Le ministre Mays Mouissi a, quant à lui, insisté sur le financement, principal frein à l’accession. Il a appelé les banques à proposer des crédits immobiliers longue durée et à mieux apprécier les revenus, y compris primes et loyers. Assureurs et caisses de retraite ont également été invités à investir davantage dans l’immobilier. Sachant que l’État devra soutenir les plus vulnérables. ''Le logement n’est pas social, c’est l’offre qui est sociale'', a-t-il déclaré, plaidant pour des logements de qualité à prix abordable.

Edgar Sambouni-Pambou, de l’ANUTTC Estuaire, a précisé la procédure de régularisation pour ceux ayant acheté une parcelle de gré à gré, notamment auprès d’un chef de quartier. Le dossier comprend un formulaire, une copie lisible de l’acte de naissance, une pièce d’identité, l’acte de cession et 50 000 francs CFA. Après vérification, un accusé de réception avec référence est délivré. Les bénéficiaires des titres fonciers déjà publiés doivent les retirer au siège de cette administration.

Orabank annonce un crédit immobilier entre 8,5 % et 11 %, sur quinze ans au maximum. Le remboursement est ajusté à la capacité du demandeur, avec un prélèvement autour de 33 % des revenus. La domiciliation salariale étant requise. Des discussions sont donc engagées pour améliorer ces conditions. PH Immo a proposé, lors d'une masterclass initiée à cette occasion, des parcelles de 400 m², avec titre foncier et frais de notaire inclus, à 2,22 millions de francs CFA. À Meyang, 352 acquéreurs de la première phase ont réceptionné leur parcelle ; leurs titres seraient disponibles à l’ANUTTC. Le groupe propose aussi des logements et des forages collectifs pour réduire le coût de l’accès à l’eau.

Venue de Port-Gentil, Elsa Mbongo, agente publique, a voulu vérifier les annonces. Elle s’est dite intéressée par les offres, notamment des parcelles, titre foncier compris. Comme elle, de nombreux visiteurs sont repartis avec des renseignements clairs. Il ne reste plus qu'à transformer les 2 500 fiches en dossiers finalisés et en acquisition.

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