Tout en continuant à croire en la justice gabonaise, Hervé Patrick Opiangah, accusé d'atteinte aux mœurs, saisit la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP), pour dénoncer et mettre fin à la situation qu'il vit depuis 5 mois. C'est ce que rapportent deux médias français.
"Il a déposé, lundi, sa requête devant l’instance africaine dans l’espoir de faire valoir ses droits face à ce qu’il considère comme un complot", a déclaré Me Marc Bensimhon à l’AFP. Ajoutant que " l’utilisation de l’appareil militaire et policier de l’État gabonais contre M. Opiangah et le maintien abusif de procédure judiciaire à son encontre l’empêchent d’obtenir justice devant les juridictions de son pays ".
Dans sa missive, l'intéressé évoque "un complot ourdi" contre sa personne. Homme d’affaires et dirigeant sportif, il est sous le coup d'une enquête pénale pour des soupçons d’inceste sur sa fille Elisabeth.
Tout comme l'accusé, cette dernière, qui a porté plainte contre un activiste bien connu considéré comme proche du pouvoir actuel, n'a de cesse de démentir ces faits. Ce qui fait dire aux proches de l'ex-membre du gouvernement que l'affaire serait plutôt politique. Et qu'elle ferait suite à son appel à voter "non" lors du dernier référendum constitutionnel.
La conséquence de la situation vécue par M. Opiangah est la mise en chômage de plus de 6 500 travailleurs de ses entreprises, pour la plupart des Gabonais.
La CADHP est un organisme africain qui veille à la protection des droits de l'Homme et des peuples sur l'entièreté du continent. Elle joue le rôle de garant de ces droits en Afrique. Il reste maintenant à savoir comment elle entend agir auprès des autorités gabonaises pour trouver une issue à cette affaire.
Pour Me Marc Bensimhon, "M.Opiangah n'est pas seulement un homme qu'on tente de briser, c'est toute une entreprise, une famille et un engagement politique qu'on semble vouloir détruire".
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