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Politique

Germain Ngoyo Moussavou : "La Cour constitutionnelle n'a fermé aucune porte, elle a juste dit que les plaignants s'étaient trompés de porte"

Germain Ngoyo Moussavou, président de la Haute autorité de la communication (HAC)

L'Union. La Cour constitutionnelle a déclaré irrecevable, le 11 mars dernier, la requête introduite par des compatriotes tendant à l'annulation, pour inconstitutionnalité, de la mesure de la Haute autorité de la communication (HAC) suspendant certains réseaux sociaux. Votre réaction ?

-Germain Ngoyo Moussavou : D'abord, il faut relever que les compatriotes qui ont saisi la Cour constitutionnelle étaient dans leur droit. Ce n'est pas nous, à la HAC, qui allons développer des principes démocratiques contraires. Pour répondre plus précisément à votre question, nous disons que la Cour constitutionnelle a dit le droit. La HAC prend acte de la décision.

La décision de la Cour constitutionnelle ne ferme-t-elle pas la porte à d'autres citoyens qui voudraient saisir les tribunaux à propos de la mesure suspendant les réseaux sociaux ?

-Nous précisons, encore une fois, que ce sont certains réseaux sociaux qui sont concernés par la mesure de suspension. Et internet continue de fonctionner normalement. Cela dit, je n'ai pas la même lecture de la décision de la Cour constitutionnelle que vous. La Cour constitutionnelle n'a fermé aucune porte, elle a juste dit que les plaignants s'étaient trompés de porte.

Mais vous n'êtes pas sortis de l'auberge, puisqu'il y a une autre plainte du président du parti Ensemble pour le Gabon, Alain- Claude Bilie-By-Nze, qui a saisi le tribunal de Libreville ?

-Nous sommes respectueux de l'État de droit. Il faut laisser la justice faire son travail. Aussi nous nous abstenons de tout commentaire pour le moment par rapport à cette plainte. En revanche, nous disons que la HAC a pris une décision conformément à la loi qui encadre son fonctionnement et ses missions, n'en déplaise à celui qui a porté plainte. Il est dans son rôle de porte-parole de la minorité bruyante. La majorité silencieuse, elle, plus responsable, comprend que la décision de suspension était nécessaire, salutaire pour prendre le temps d'encadrer juridiquement l'usage des réseaux sociaux au Gabon, pour qu'ils cessent d'être le terreau de dangers ambulants.

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