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Politique

Fichier de l’État : vers la traque aux 1 756 abandons de poste et aux matricules multiples

Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais

C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière que vient de donner le gouvernement en mettant en lumière une hémorragie financière qui fragilise les caisses de l’État. Au coeur des préoccupations actuelles, un chiffre accablant : 1 756 agents publics déclarés en situation d’abandon de poste. Toute chose qui représente une dépense colossale de 8 milliards 181 millions de francs CFA que l’État continue de verser à des individus ne se présentant plus à leur travail.

Face à ce constat, le ton se durcit au sommet de l’administration. Des Conseils de discipline, conformément aux textes en vigueur, seront prochainement convoqués afin de prononcer des radiations définitives pour tous ceux qui ne pourront présenter de justifications valables.

Cette opération de nettoyage du fichier de l'État n'est pas fortuite. Elle s'inscrit dans la perspective de libérer et de doter ces postes budgétaires aux nombreux Gabonais actuellement en attente d'enrôlement à la Fonction publique.

L’audit du fichier de la Fonction publique et de son pendant solde est désormais en ligne de mire du gouvernement, avec une volonté farouche de modernisation et de transparence. Lors de cette séance de travail stratégique de mercredi dernier, le vice-président du gouvernement (VPG), Hermann Immongault, a indiqué l’intégration impérative du Numéro d'identification personnelle (NIP) dans cette opération de vérification. L'objectif étant d'obtenir un fichier biométrique fiable, débarrassé des personnes détenant frauduleusement plusieurs matricules soldes pour percevoir plusieurs salaires.

Pour le VPG, il s'agit d'une priorité absolue, car “c'est une urgence”, a-t-il précisé, soulignant que l'intégrité du système de rémunération de l'État ne peut plus souffrir de telles dérives.

Le secteur de l’Éducation nationale est particulièrement scruté, notamment en ce qui concerne la gestion des vacations. Hermann Immongault a révélé que l'audit en cours met en lumière de graves irrégularités dans le paiement de ces prestations. Ce dossier, qualifié de sujet préoccupant, ne restera pas sans suites administratives et judiciaires, a-t-il prévenu.

La tolérance zéro semble être le nouveau mot d'ordre. La rigueur budgétaire l'exige. Sur ce point, Hermann Immongault a été on ne peut plus clair en affirmant que “tous ceux qui seront épinglés dans le cadre de cet audit, auront à rendre compte devant la justice”.

Cette vaste opération d'audit et de régulation apparaît comme une étape indispensable pour restaurer l'équité sociale. Car en radiant les agents fantômes, l’État ne se contente pas de faire des économies budgétaires ; il crée un appel d'air pour la jeunesse diplômée en quête d'intégration. Le message envoyé par les autorités est limpide : le budget de l’État doit servir à rémunérer le travail effectif et non à entretenir des situations d'absentéisme chronique.

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