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Économie

À Essassa : entre explications et dénonciations de la population

Propriétaires terriens à Essassa

C'est toujours l'incompréhension entre la Société nationale immobilière (SNI) et les Gabonais habitant ou possédant des parcelles dans la zone communément appelée derrière Berthe et Jean. Une embrouille autour de l'opération menée actuellement par cette entreprise. D'autant plus que, le 28 janvier dernier, le ministre chargé de l'Urbanisme et du cadastre, Mays Moussi, a clairement indiqué aux intéressés qu'il s'agit d'une "régularisation foncière". Une mesure saluée en raison de son caractère social, car visant à permettre aux nationaux concernés de devenir des propriétaires fonciers sur ce site dont la SNI a hérité de la Société nationale des logements sociaux (SNLS), suite à la fusion-absorption décidée lors du Conseil des ministres du 16 novembre 2018.

Quatre jours après, c'était au tour du directeur général de la SNI de réitérer le message de son ministre de tutelle. Et il l'a refait le 17 mars dernier, à la faveur d'un échange inopiné avec certains habitants et propriétaires de terrains, sur le site même.

Sauf que ces explications ne passent toujours pas auprès d'une population qui continue de dénoncer la réalité vécue. Car, à la place de la "régularisation foncière", la SNI procède désormais à la "régularisation du cadre bâti".

" Cela signifie que si vous avez un terrain de 1000 m² sur lequel vous avez construit une maison, après leur passage, les agents de la SNI le morcellent pour ne vous attribuer que la moitié de la superficie de la parcelle ", dénoncent ces habitants dont certains y vivent bien avant l'arrivée de la SNLS, puis de la SNI.

Non sans s'insurger contre les terrassements en cours sur les terrains non bâtis qui, pour nombre d'entre eux, possédaient des plantations et des vergers.

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