À l’occasion de la Journée mondiale de la population, célébrée le 11 juillet, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a tiré la sonnette d’alarme. Le rapport publié le 7 juillet par l’organisme révèle que plus de 40 % des jeunes passent plus de 2 heures par jour sur les réseaux sociaux, ou à se divertir en ligne, davantage que pour toute autre activité numérique. Le constat interpelle. Le Gabon, où smartphones et réseaux sociaux occupent une place grandissante dans le quotidien des adolescents, n'est pas en reste.
Les spécialistes alertent sur une augmentation des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la baisse de concentration, de la sédentarité et d’une exposition accrue au cyberharcèlement. Chez les plus jeunes, le cerveau est encore en développement et reste particulièrement sensible aux mécanismes de récompense provoqués par les notifications, les vidéos courtes et la recherche permanente de validation.
Face à cette réalité, les parents ont un rôle déterminant : contrôler le temps d’écran, connaître les applications utilisées par leurs enfants, instaurer des moments sans téléphone et encourager les activités sportives, culturelles ou familiales qui constituent autant de leviers pour préserver leur équilibre.
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L’exemple donné par les adultes est tout aussi important : il est difficile de demander à un enfant de limiter l’usage de son téléphone lorsque toute la famille vit les yeux rivés sur les écrans.
Le défi n’est donc pas d’interdire les réseaux sociaux, mais d’apprendre à les utiliser avec discernement. Au Gabon comme ailleurs, protéger la santé mentale et le développement des jeunes passe aussi par une véritable éducation au numérique. Car derrière chaque écran se construit une génération dont le bien-être dépend aussi des choix et de la vigilance des parents aujourd’hui
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