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Faits divers & Justice

Crimes rituels : le Synamag convoque une AGE

Les membres du Synamag lors d’une communication

La tension est montée d’un cran entre le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) et Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, 2e vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). En réponse à des déclarations jugées gravement attentatoires à la dignité du corps judiciaire, le syndicat a convoqué une assemblée générale extraordinaire des magistrats, prévue le lundi 16 mars 2026 au Palais de justice de Libreville.

L’affaire a éclaté le 11 mars dernier, lorsque le Synamag a rendu publique une déclaration de ferme réprobation après des propos qu’il qualifie d’injurieux, attribués au haut responsable institutionnel. Pour le syndicat, de telles déclarations, émanant d’une personnalité de la République, portent directement atteinte à la crédibilité et à l’image du pouvoir judiciaire, pilier fondamental de l’État de droit.

Face à ces attaques, le Synamag avait, dans un premier temps exigé, des excuses publiques de la part du CESEC, institution au nom de laquelle ces propos auraient été tenus. Mais loin d’adopter une posture d’apaisement, Geoffroy Foumboul a Libeka Makosso aurait persisté dans ses déclarations, prolongeant la polémique jusque sur son compte Facebook personnel.

C’est cette obstination qui a conduit le syndicat à franchir un nouveau palier. Prenant les plus hautes autorités de l’État à témoin, le Synamag a réitéré son exigence d’excuses publiques tout en annonçant la tenue de l’assemblée générale lundi. Cette rencontre devra permettre aux magistrats de se prononcer collectivement sur les suites à donner à cette affaire.

Le syndicat pointe, par, ailleurs, un phénomène plus préoccupant : une recrudescence de prises de parole tendant à jeter le discrédit sur la justice et ses acteurs. Une dynamique que le corps judiciaire gabonais semble désormais déterminé à enrayer, dans un contexte post-Transition où la restauration de l’autorité et de l’indépendance de la magistrature constitue un enjeu de premier plan. Pour rappel, lors d'une session au CESEC, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, prenant la parole, a souligné : "(...) Nous sommes en face d'un triangle qui, d'une part, on a (...) les féticheurs, (...) les médecins qui font des prélèvements et on a à côté des malades mentaux… certains politiciens, certains magistrats qui ne prennent pas leur responsabilité face à certaines situations."

Avant de publier plus tard encore sur sa page Fa c ebook : " Tout e personne, quelle que soit sa qualité, commettant ou couvrant un crime rituel est un malade mental qui doit être envoyé chez un psychiatre. C’est mon opinion."

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