La Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon (Cepag) s’est réunie vendredi dernier à Port-Gentil pour son assemblée générale ordinaire. Les délégués venus de plusieurs villes du pays ont évalué le chemin parcouru après un an et demi d’existence et ont défini les perspectives d'avenir.
Selon Charles Tchen, son président, l'organisation progresse mais fait face à de nombreux défis. "Malgré quelques découvertes, notre production décline. Il est impératif de valoriser nos actifs et d’être prêts à reprendre ceux que les sociétés internationales pourraient restituer à l’État", a-t-il indiqué.
Le principal défi reste le financement, notamment pour l’exploitation des champs marginaux. "Les majors hésitent encore à collaborer avec les sociétés autochtones. Nous devons donc améliorer nos services, notre disponibilité et nos tarifs pour être plus compétitifs", a-t-il ajouté.
Charles Tchen a souligné la nécessité pour les entreprises autochtones de démontrer leur capacité à répondre aux exigences du secteur. Avec la récente acquisition d’Assala et de Tullow Oil PLC par Gabon Oil Company (GOC), ainsi que la reprise des actifs de Sinopec, la Cepag veut positionner ses membres pour participer aux futurs appels d’offres.
L'organisation s’engage à défendre les intérêts des entreprises autochtones, promouvoir le contenu local et garantir une place légitime aux acteurs nationaux dans l’industrie pétrolière.
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