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Sport

Axelle Moulenda-Perroy : "À 6 ans j'ai su que la natation allait faire partie intégrante de ma vie"

 Axelle Moulenda-Perroy

L'Union. Axelle MoulendaPerroy, vous n'êtes pas connue du grand public. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

- Axelle Moulenda Perroy : Je m'appelle donc Axelle MoulendaPerroy. Je suis une nageuse de 17 ans, membre de l'équipe nationale du Gabon depuis maintenant un an et demi. J'ai eu l'opportunité de participer, sous les couleurs du Gabon, au Championnat d'Afrique junior au Caire l'année dernière et, plus récemment, aux Championnats d'Afrique toutes catégories qui se sont déroulées à Oran, en Algérie. Sur le plan scolaire, je viens d'obtenir mon baccalauréat avec mention bien et l'année prochaine, je débute un cursus en techniques commerciales.

Justement, pourquoi la natation alors que les jeunes filles de votre âge embrassent soit le football, le tennis, la gymnastique… ?

- À dire vrai, la natation n'était pas mon objectif premier. En effet, lorsque j'ai été en âge de commencer un sport, mes parents m'ont emmenée à un événement faisant la présentation de nombreux sports. Je m'y suis rendue avec pour objectif de m'inscrire à la danse mais une fois sur place, j'ai vu le club de natation et j'ai su que c'était ce sport que je voulais finalement pratiquer.

Mais encore…

- J'ai également tenté l'athlétisme, la gym ou encore le basket. Mais j'ai toujours gardé une relation particulière avec la natation. Aucune ne m'a apporté les mêmes sensations de dépassement de soi. C'est pour cette raison que je suis toujours restée "fidèle" à ce sport depuis maintenant 12 ans.

Parlez-nous un peu de vos débuts en natation

- À 6 ans, j'ai su que la natation allait faire partie intégrante de ma vie. J'ai pris part aux compétitions proposées par mon club, le Club Nautique de Nevers, qui est mon club formateur.

Si j'en suis là aujourd'hui c'est grâce à ce club. J'ai tout de suite aimé la compétition et le fait de devoir donner le meilleur de soi-même.

C'est un sport qui demande énormément d'heures d'entraînement pour des courses de moins de 2 minutes, parfois 30 secondes seulement. Je suis sprinteuse.

Le sentiment que l'on ressent quand on voit son travail payer est indicible. C'est cela qui me motive. Dans l'eau, c'est moi contre moi-même. Si je ne surpasse pas mes limites, je n'ai aucune chance de battre les autres.

Vous avez été sélectionnée pour participer au mois d'octobre prochain aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Qu'avez-vous ressenti ce jour-là ?

- J'ai eu du mal à réaliser. Vous pouvez imaginer ce que ça fait quand on vous dit que vous allez représenter votre pays aux JOJ. Il y a quelque temps, j'avais du mal à me projeter, mais maintenant que l'échéance approche, je suis de plus en plus enthousiaste à l'idée de montrer de quoi je suis capable.

Vous irez à Dakar avec quel objectif ?

- Faire mieux que lors des Championnats d'Afrique d'Oran en Algérie où j'étais très en forme. Je souhaite représenter au mieux les couleurs gabonaises même si j'ai parfaitement conscience du niveau auquel je vais être confrontée.

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