Ce dimanche 12 juillet 2026, l’école pilote urbaine du centre a accueilli la première édition du concours professionnel des agents du ministère des Travaux publics et de la Construction (MTPC). Placé sous la supervision du ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, cet examen est une occasion d'évolution administrative pour les agents publics âgés de 52 à 57 ans dont l’avancement a été bloqué par le gel des situations administratives pendant une décennie. « C’est l’occasion pour l’agent public de voir sa carrière prendre un bond avant la retraite», a résumé Joachim Patrick Mpouame, directeur central des ressources humaines du ministère des Travaux publics.
Ce dernier a rappelé le cadre légal de l’article 70 de la loi 8-91. Et l'initiative a été saluée par les agents à l'endroit du ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, qui a pesé de tout son poids pour la concrétisation de ce projet qui se veut en phase avec la politique sociale du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Sur le plan technique, l’organisation de ce concours s’est articulée autour de trois phases distinctes. D’abord, une phase de planification interne au MTPC, avec l’élaboration des documents administratifs et financiers.
Ensuite, une phase d’examen des dossiers menée en collaboration avec le ministère de la Fonction publique, aboutissant à la signature d’un arrêté de convocation par la ministre chargée du dossier. Enfin, la phase de mise en œuvre, observée ce dimanche où près 96 candidats ont planché sur une épreuve générale de rédaction administrative et des matières de spécialité (génie civil, cartographie, mécanique, informatique, électricité, etc.).
Pour garantir la crédibilité du processus, les copies sont corrigées immédiatement après chaque épreuve, avant la délibération finale du jury. « Il n’y a pas de favoritisme possible », a assuré Guy Rodrigue Biussamba, directeur général de la Fonction publique. Celui-ci a souligné la sérénité des lieux et l’absence de toute pression.
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Au-delà de l’aspect administratif, ce concours revêt une dimension sociale majeure. En permettant le reclassement dans un grade supérieur, cet examen offre aux lauréats une revalorisation financière de leur solde, améliorant ainsi leurs conditions de vie quotidiennes. « C’est une bonne affaire pour nous, les agents publics », s’est réjoui Augustin Ngouma, candidat, à l’issue des épreuves qu’il a jugées « très abordables ».
Ce dernier a tenu à remercier les autorités pour leur écoute, en écho aux revendications portées auprès du gouvernement. Avec 33 candidats venus de l’intérieur du pays, ce concours témoigne de la volonté des plus hautes autorités de répondre aux attentes des agents publics, dans le cadre d’une politique globale de soutien aux fonctionnaires. Les résultats seront proclamés après délibération du jury, scellant ainsi le sort de ces agents en quête de reconnaissance et de progrès.
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