Hier, c'était la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Le Gabon se joint à la Communauté internationale pour demander de "reconnaître, comprendre et inclure" pleinement les personnes autistes dans la société.
Instituée par l'Organisation des Nations unies en 2007, cette Journée mondiale rappelle l'urgence d'agir face à un trouble neurodéveloppemental encore trop mal compris.
Placée cette année sous le thème international : "L'inclusion, le respect de la neurodiversité et l'amélioration des droits des personnes autistes", la commémoration se décline au niveau national sous le slogan : "Faisons briller l'autisme dans toute sa diversité" sonne comme un appel à changer de regard et à valoriser les singularités plutôt que de marginaliser les personnes impactées.
Dans son discours solennel, la ministre des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, a déclaré que "l'autisme est un trouble neurodéveloppemental qui dure toute la vie, se manifeste durant la petite enfance et se caractérise par des formes particulières d'interaction sociale, des modes d'apprentissage non conventionnels et des difficultés de communication (...). Pourtant, avec un accompagnement adapté, les personnes concernées peuvent participer pleinement et activement à la vie en société".
Au Gabon, les défis restent importants. "La stigmatisation et la discrimination associées aux différences neurologiques sont d'importants obstacles", a reconnu la patronne des Affaires sociales. D'où la nécessité, selon elle, de sensibiliser davantage les populations, de favoriser le diagnostic précoce et de renforcer les capacités de prise en charge.
Dans cette dynamique, le Centre national Ndossi & Akomgha s'impose comme un pilier. Depuis sa mise en service, il y a 3 ans, il offre un accompagnement éducatif, médical et paramédical aux enfants autistes et trisomiques, avec des résultats salués par les familles.
Pour aller plus loin, le gouvernement entend "augmenter la capacité d'accueil et le nombre de structures nationales et former davantage de spécialistes".
Une semaine d'activités est d'ailleurs prévue à Koula-Moutou, dans l'Ogooué-Lolo, pour étendre l'offre de soins et la sensibilisation au plan local. Au-delà des institutions, la mobilisation citoyenne est essentielle. Le port du bleu, symbole de cette journée, est encouragé pour témoigner un soutien collectif. Car il s'agit avant tout, comme l'a dit la ministre Longo-Moulengui, de "promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance des droits" des personnes autistes. Faire briller l'autisme, c'est donc reconnaître une diversité humaine. Et bâtir une société plus juste, où chaque différence trouve sa place.
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