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Chroniques

[Editorial] - Retraités : au delà du symbole !

Lin-Joël Ndembet - Directeur de la Rédaction et Publication du Quotidien L'Union

En instituant une Journée nationale du retraité et de la personne âgée, le gouvernement a posé un acte politique et règle surtout une dette longtemps impayée envers ceux qui ont bâti la Nation. Ce 1er jour du mois d'octobre, on se rappelle que pendant des années, le retraité gabonais a été le parent pauvre de la République.

Tous les ingrédients étaient réunis pour bien démontrer sa précarisation : pensions suspendues, arriérés qui s’accumulent, files d’attente interminables devant la CNSS, et autres institutions, rentes bloquées.

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À telle enseigne que des voix s'étaient élevées un peu partout au sein de la strate politique et sociale du pays pour dénoncer, s'indigner de cet abandon, devenu pour d'aucuns, le symbole d'un pays non reconnaissant, ingrat, inégalitaire dans le traitement de ses filles et fils, particulièrement celles et ceux s'étant des décennies durant, sacrifiés pour le pays.

Dire la vérité, c'est aussi reconnaître que le curseur a vraiment bougé sous le magistère de Brice Clotaire Oligui Nguema. En effet, là où l’ancien régime avait suspendu depuis 2017 les allocations vieillesse et autres prestations de maternité, Oligui Nguema a ordonné la reprise avec pour objectif majeur de résorber le déficit chronique de la branche des retraites. Les chiffres parlent, et ils sont inédits.

Des milliards débloqués pour solder sept ans d’arriérés de pensions vieillesse. Des rappels pour des milliers d'assurés, quand des pensions bloquées depuis huit ans étaient liquidées, à coups de milliards. Mieux, le système de retraite et tous les instruments mis en place depuis lors, ont permis une nette amélioration ; elles ont également permis d'enclencher la bancarisation automatique et autres facilités. Finis les périples pour toucher sa pension.

Mais tout cela exige une consolidation des acquis pour renforcer les efforts, et maintenir le système en vie face à la fragilité qui le guette encore. Cela induit davantage de moyens financiers aussi bien du côté de la CNSS que du Fonds de pensions. Il faut élargir l'assiette des cotisations, assurer une application claire des textes et autres réformes. Le chantier est là bien ouvert.

Cela dit, si cette Journée nationale vise à honorer nos "aînés", une fois dans l'année, sa dignité doit être le moteur principal. Au-delà du symbole, la plus grande attente des retraités se résume en une pension à l’heure, un montant décent, une couverture qui protège. Oligui Nguema ayant pris date en éjectant des milliards là où l’on mettait des promesses. La reconnaissance des retraités doit devenir le rendez-vous des comptes. Dire ce qui a été payé, révalorisé et sécurisé et quelles actions concrètes pour les personnes agées.

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