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Faits divers & Justice

Affaire Bilie-By-Nze : la défense dénonce les conditions de détention de son client

Me Thierry Nguia, avocat de Bilie_by_Nze

Hier, lors d'une conférence de presse organisée à son cabinet de la Sablière, Me Thierry Nguia, membre du collectif d’avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, a vivement critiqué les conditions de détention de son client, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG). Placé sous mandat de dépôt depuis trois mois, l’ex-chef du gouvernement fait l’objet de poursuites que ses conseils jugent infondées.

Selon Me Nguia, les faits reprochés seraient prescrits depuis plus de quinze ans et ne caractériseraient, en tout état de cause, aucune infraction pénale. L’avocat a aussi dénoncé un blocage procédural : le juge d’instruction se serait dessaisi du dossier, affirmant ne détenir ni l’original ni la copie de la procédure, alors même que celle-ci est pendante devant la Cour de cassation depuis plusieurs semaines. Une situation qui, selon la défense, prive M. Bilie- By-Nze de tout recours effectif et viole son droit à être jugé dans un délai raisonnable.

Le collectif d’avocats affirme que la détention de leur client ne repose sur "aucune cause réelle et sérieuse" et y voit une affaire à caractère politique.

Selon eux, les poursuites seraient liées à ses prises de position publiques : appel à une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation, demande de transparence dans l’attribution des marchés publics, dénonciation de la suspension des réseaux sociaux et critique de certaines dispositions du nouveau Code de la nationalité. M. Bilie-By-Nze affirme, en outre, avoir été interpellé sans convocation préalable par des agents de la direction générale des Recherches (DGR), à sa sortie de domicile.

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"Nous ne sommes pas là pour défendre une opinion politique", a insisté Me Nguia, rappelant que le collectif entend avant tout défendre le respect de l’État de droit : présomption d’innocence, droits de la défense, procès équitable et dignité des personnes privées de liberté.

Les avocats ont appelé les autorités gabonaises à se conformer scrupuleusement à la Constitution, à la Charte africaine des droits de l’Homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, plaidant pour un examen indépendant et impartial du dossier.

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