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Faits divers & Justice

Violences physiques sur une enseignante : le DAP du Woleu-Ntem sera fixé le 10 septembre prochain

Tribunal correctionnel d'Oyem

La salle d'audience du Tribunal correctionnel d'Oyem a refusé du monde, hier, jeudi 3 septembre 2026, à la faveur du procès du directeur d'Académie provinciale du Woleu-Ntem (DAP), Luc-Constant Megne, poursuivi par le Ministère public près le Tribunal de première instance d'Oyem, des faits de violences physiques faites aux femmes, en la personne de l'enseignante d'espagnol Hurlaine Cheryle Zong Edzang, par ailleurs concubine du mis en cause. Un délit prévu et puni par les articles 2, 3, 34 et 35 de la loi n°06/2021 du 06 septembre 2021 portant élimination des violences faites aux femmes et de l'article 230 du Code pénal.

Cette audience correctionnelle était dirigée par l'un des vice-présidents de l'instance judiciaire du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, Willy Obame. Au cours de ce procès très attendu dans la ville d'Oyem et au-delà du département du Woleu, le fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale avait pour conseil Me Mba Ondo. À la barre, le DAP a ainsi reconnu avoir juste "donné une gifle" à sa petite amie, surprise en compagnie d'un homme à bord d'un véhicule stationné à hauteur de l'Ancien hôpital, dans la nuit du 26 août 2026, aux environs de 21 heures. Et que les hématomes et autres sévices corporels trouvés sur sa dulcinée n'étaient nullement dus à la "supposée" bastonnade qu'il aurait administrée à cette dernière.

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"C'est quand je l'ai retirée de la cabine du véhicule, qu'elle s'est enfuie en courant dans le noir, avant de trébucher. C'est en tombant sur le ventre qu'elle s'est fait mal au niveau de la bouche, notamment sur la lèvre inférieure", a soutenu le compagnon furieux. Cette thèse de la chute, après la tentative de s'échapper, a également été soutenue par la principale plaignante, dame Zong Edang, depuis l'enquête préliminaire. Mais, contre toute attente, elle aurait finalement retiré sa plainte contre son compagnon auprès des services judiciaires.

Au cours de ce procès, la victime ne s'est donc pas constituée partie civile. Un retournement de situation qui a ému aussi bien les membres du tribunal, que le public présent à l'audience. Le Ministère public, représenté par le procureur de la République, Raphaël Mangouka, s'est dit d'autant plus très étonné de cette nouvelle position de la victime qui, depuis l'enquête préliminaire, a toujours soutenu avoir été violentée par Luc-Constant Megne, qui l'aurait "sortie de force du véhicule, avant de la traîner sur la voie publique".

Une version également réfutée par le principal témoin, R. Metoulou, propriétaire du véhicule dans lequel se trouvait l'enseignante d'espagnol. "Je n'ai pas vu M. Megne porter main à la dame. (...). S'il l'avait fait en ma présence, je devais immédiatement intervenir ou alerter la gendarmerie qui n'est pas loin de là", a-t-il soutenu.

Dans ses réquisitions, le Ministère public, par la voix du procureur de la République Raphaël Mangouka et son adjoint, Quévin Mozogo Eya, a invité le tribunal à condamner le DAP à la peine d'un an de prison, dont six mois ferme et à deux cents mille francs CFA de dommages et intérêts.

L'avocat de la défense, Me Mba Ondo, a, quant à lui, plaidé non-coupable, avant de demander au tribunal la relaxe pure et simple de son client. Tant "les faits reprochés à mon client sont invertébrés", a-t-il soutenu. Aussi, le verdict est attendu pour le jeudi 10 septembre 2026 prochain.

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