À l’Union nationale (UN), le prochain congrès ordinaire ne devrait pas seulement servir à renouveler les instances du parti. Il pourrait aussi constituer un test pour une formation dont le précédent rendez-vous statutaire avait été marqué par un profond malaise interne et une scission.
Sur fond de tensions autour de la succession de Zacharie Myboto, les divergences avaient finalement débouché sur le départ d’un groupe conduit par Paul-Marie Gondjout, à l’origine de la création de l’Union nationale initiale (UNI). Une aventure qui n’aura finalement pas résisté au temps, l’UNI disparaissant de la scène politique après son absorption par l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).
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Six ans plus tard, l’UN remet donc son avenir sur la table. Depuis plusieurs semaines, un comité dirigé par Flavienne Adiahenot prépare le 3e congrès ordinaire. Ses conclusions seront présentées au bureau national le 30 septembre, lequel devra ensuite arrêter la date de la rencontre, avec l’objectif affiché de la tenir "avant décembre".
Selon le secrétaire exécutif du parti, Minault Maxime Zima Ebeyard, l’ordre du jour est clair et fixé par les statuts : élire une nouvelle équipe dirigeante. Mais alors qu'aucune candidature n’est officiellement connue, une question demeure en suspens : Paulette Missambo sera-t-elle candidate à sa propre succession ?
"À l’Union nationale, le renouvellement ne sera jamais une question biologique, il reste une question idéologique et d’engagement", a affirmé Minault Maxime Zima Ebeyard, insistant sur la nécessité de vérifier que les militants partagent toujours "un socle idéologique commun". "Il nous sera bien évidemment difficile de faire l’impasse sur un regard critique sur notre participation à la Transition et aux élections générales", reconnaît-il. Selon lui, la faible moisson électorale est assumée comme un échec.
Reste désormais à savoir si ce 3e congrès parviendra à organiser la succession sans raviver les fractures du passé. Après l’épisode de l’UNI, l’UN joue aussi la carte de la stabilité interne. Mais tant que les candidatures ne sont pas connues, une interrogation reste : ce congrès se déroulera-t-il sans anicroche ?
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