Après plusieurs jours passés dans les locaux de l’antenne de la Police judiciaire (PJ) dans le Haut-Ogooué pour nécessité d’enquête dans l'affaire du décès tragique de Graciella Mamboundou Maroga, les trois responsables du Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) ont été remis en liberté provisoire par le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Franceville, mardi dernier.
Selon des sources judiciaires, cette mesure intervient après leur audition par le magistrat instructeur, chargé de faire toute la lumière sur les circonstances entourant le décès de l’employée retrouvée pendue. D'autant qu'une lettre attribuée à la défunte et évoquant certaines personnes de son environnement professionnel figure parmi les éléments examinés par les enquêteurs.
Entendus sur les faits qui leur sont reprochés, les mis en cause auraient contesté toute volonté de pousser la victime à la démission, estimant que les échanges entretenus avec celle-ci relevaient davantage de conseils professionnels que d’actes de harcèlement. Des affirmations qui restent toutefois soumises à l’appréciation de la justice.
Les investigations se poursuivent afin d’établir les causes exactes du drame et de déterminer d’éventuelles responsabilités. Les Officiers de police judiciaire (OPJ) devraient également entendre d’autres personnels du CIRMF, en vue de mieux comprendre le climat social au sein de l’institution.
Très suivie par l’opinion publique, cette affaire suscite de nombreuses interrogations sur les conditions de travail et les relations professionnelles au sein dudit centre de recherche. Pour la famille de la défunte, l’attente demeure celle de voir toute la vérité éclater.
La justice gabonaise, qui poursuit ses investigations, entend examiner l’ensemble des éléments du dossier. De sorte que les responsabilités éventuelles soient établies dans le strict respect des procédures judiciaires et des droits de chaque partie.
random pub
