L'Union . Monsieur le président, le Gabon termine les 11es Championnats d'Afrique de natation Zone 2 avec 9 médailles, dont 4 en or. Quel commentaire vous inspire une telle performance ?
-Stéphane Soami-Mabiala : C'est un bilan très positif. Avec seulement deux nageurs engagés, Noélie Lacour et Majd Jaber, nous remportons neuf médailles, dont cinq titres. Cela démontre la qualité et le potentiel de la natation gabonaise.
En êtes-vous véritablement satisfait ?
-Oui, je suis satisfait des performances de nos athlètes, mais pas totalement. Nous sommes ambitieux et nous savons que nous pouvons faire davantage, notamment en élargissant notre vivier de nageurs de haut niveau.
C'est tout de même moins que l'édition précédente ?
-En nombre de médailles, certes. Mais il faut relativiser : nous n'avions que deux nageurs engagés. Ce qui m'intéresse surtout, c'est la qualité des performances et leur progression. Notre objectif reste de construire dans la durée.
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Deux nageurs exclusivement expatriés. Est-ce à dire qu'au niveau domestique il y a encore du travail ?
-Absolument. C'est même l'un de nos principaux chantiers. Nous avons des jeunes talents au Gabon, mais nous devons renforcer leur formation, multiplier les compétitions et, surtout, améliorer leurs conditions d'entraînement. La Fédération compte aujourd'hui 16 clubs actifs et le vivier se développe.
Comment vulgariser la natation au Gabon quand on note l'absence de bassins olympiques ?
-C'est notre principal handicap. Malgré cela, nous avons relancé les compétitions nationales et poursuivons la structuration des clubs. Mais pour démocratiser réellement la natation et produire des athlètes de haut niveau, le Gabon doit disposer d'infrastructures adaptées. C'est aujourd'hui une priorité.
Il y a les Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar au mois d'octobre prochain. Comment se préparent les nageurs gabonais et pour quel objectif ?
-Les Championnats de Zone 2 constituaient justement une étape importante de cette préparation. Nous allons maintenant poursuivre le travail avec un objectif clair : arriver à Dakar dans les meilleures dispositions et être compétitifs. Au-delà de la participation, nous voulons que nos nageurs franchissent un nouveau pallier au niveau international.
Un mot sur votre défaite au poste de trésorier général de la Zone 2 d'Africa Aquatics ?
-Une élection reste une compétition démocratique : il y a un vainqueur et un perdant. Je respecte le choix des fédérations et félicite le candidat élu. Pour moi, l'essentiel demeure ailleurs : continuer à défendre les intérêts de la natation gabonaise, renforcer notre présence dans les instances africaines et contribuer au développement de notre discipline sur le continent.
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