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Société & Culture

Statut général de la Fonction publique : la CSTG et le FDS exigent une concertation

Pierre Mintsa Edzang

La question des avancements dans la Fonction publique est au centre d'un débat. Le président de la Confédération syndicale des travailleurs gabonais (CSTG), Pierre Mintsa, et celui du parti politique le Front démocratique socialiste (FSD), Ange Kevin Nzigou, ont exprimé leurs inquiétudes face à une éventuelle reforme du système actuel.

Selon Pierre Mintsa, les informations qui circulent feraient état d'une volonté de supprimer le principe des avancements automatiques. "Pour nous, ce principe est un acquis qui structure la carrière des agents, car il garantit une évolution basée sur l'ancienneté", explique-t-il. Ajoutant que toute reforme touchant le Statut général des fonctionnaires doit préalablement passer par un dialogue.

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Le président du FDS s'est également prononcé. Dans un communiqué publié après l'atelier de validation des projets de lois des agents publics, il a renchéri, en disant que l'avancement automatique constitue un "mécanisme essentiel de reconnaissance de l'expérience, de stabilité des carrières et de sécurité professionnelle". Ange Kevin Nzigou rappelle que les fonctionnaires sortent de "près de 10 ans de gel de leurs carrières". Une période qui, selon lui, aura lourdement pesé sur leur évolution professionnelle.

" Vu ainsi, supprimer l'avancement automatique avant d'avoir réparé les conséquences de cette période serait perçu comme une mesure particulièrement injuste, susceptible de voir grandir le sentiment de frustration au sein de notre Fonction publique", a-t-il dénoncé.

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