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Société & Culture

Septembre en Or : voir tôt, agir tôt pour sauver davantage d’enfants

Dévoilement du ruban en or symbolisant la sensibilisation aux cancers pédiatriques.

Un enfant peut avoir un cancer. Une réalité encore trop méconnue que la Fondation "Dorcas" entend faire connaître davantage à travers la 2e édition de "Septembre en Or" lancée officiellement hier sur l'esplanade du Lycée Léon Mba, dans la commune de Libreville.

Désignée la "Journée Foulard Or", la rencontre a réuni personnels de santé, représentants d’associations, acteurs de la société civile, responsables religieux et plusieurs invités avec pour enjeu : créer autour de l’enfant une chaîne de vigilance capable de reconnaître les signes inhabituels et d’orienter rapidement les familles vers les professionnels de santé. Les chiffres officiels de l'année 2024 font état de plus de 40 cas de cancers pédiatriques enregistrés au Gabon.

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Dans son allocution, la secrétaire générale de la Fondation "Dorcas", Mme Missanda, a rappelé que beaucoup ignorent encore qu’un enfant peut être atteint de cancer. "Voir tôt, agir tôt", le thème retenu cette année, résume ainsi l’importance du diagnostic précoce dans les chances de guérison.

Avec l’appui de spécialistes de l’Institut de cancérologie d’Akanda et de la "Maison d’Alice", les participants ont été formés aux principaux signes d’alerte. Le chef du service de Cancérologie pédiatrique, Dr Ndakissa Maganga, a insisté sur la nécessité de consulter devant tout changement inhabituel chez l’enfant. Une fièvre persistante, une fatigue inhabituelle, une perte de poids, des douleurs ou un changement de comportement doivent alerter. Ganglions, tuméfactions au ventre ou aux joues, saignements anormaux, bleus inexpliqués et pâleur doivent retenir l’attention. Une tache blanche dans l’oeil, un strabisme, des maux de tête accompagnés de vomissements, des difficultés à marcher, des sueurs nocturnes, une toux avec essoufflement ou des infections répétées sont aussi des signes à ne pas négliger.

Face à ces manifestations, le rôle des personnes-relais prend tout son sens. Parents, enseignants, responsables religieux, voisins ou membres d’associations sont appelés à observer, écouter, sensibiliser et orienter, sans jamais se substituer au médecin. Combattre les peurs, les préjugés et les croyances qui retardent les soins fait aussi partie de cette mission. Au Gabon, les cancers pédiatriques les plus fréquents sont les leucémies, les tumeurs du rein, les lymphomes et les tumeurs osseuses. Des traitements existent et de nombreux enfants guérissent lorsque la maladie est détectée et prise en charge à temps.

La cérémonie a été ponctuée par la diffusion d’un spot de sensibilisation, la lecture du message d’engagement et le dévoilement du ruban doré. Les participants ont pris l’engagement de relayer une information fiable et de soutenir les familles.

Au-delà du mois de septembre dédié, la Fondation "Dorcas" veut faire vivre cette mobilisation dans les communautés. Car derrière une information transmise au bon moment, une consultation encouragée ou un signe détecté tôt, il peut y avoir une chance supplémentaire de sauver un enfant. Une mobilisation pour faire de chaque citoyen un acteur attentif à la santé des enfants.

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