Aller au contenu principal
Faits divers & Justice

Procédures judiciaires : le rappel à l'ordre du Procureur général aux OPJ

Magistrats et OPJ au sortir de la mise au point

Magistrats et OPJ au sortir de la mise au point © DR

Le Procureur général (PG), Eddy Minang, a réuni les Officiers de police judiciaire (OPJ), hier matin, au palais de justice de Libreville. En sa qualité de surveillant de la Police judiciaire, il a abordé trois points clés : le rappel des généralités, les plaintes contre les OPJ et la suite réservée aux enquêtes judiciaires.

Relativement au rappel des généralités, Eddy Minang a d'emblée souligné l'importance de la prévention pour assurer la sécurité publique, relevant des missions de police administrative, circulation, maintien de l'ordre, chasse et pêche.

Il a rappelé que les OPJ doivent constater les infractions, rassembler les preuves et rechercher les auteurs tout en informant impérativement le procureur. Les OPJ ne doivent donc agir qu'après avoir saisi le procureur de la République. D'autant que la collaboration étroite entre les deux entités est cruciale pour garantir le respect des procédures légales et assurer une justice équitable.

Au sujet des plaintes et dénonciations, le PG a évoqué les plaintes concernant les violations lors des interpellations. Il a insisté sur le fait que la garde à vue doit être autorisée par un Officier de police judiciaire (OPJ) et non par un agent de police. "Lorsqu'une personne est privée de liberté, le procureur doit être informé", a insisté Eddy Minang.

Dénonçant les conditions inhumaines dans certaines gardes à vue, il a rappelé que seul un suspect d'infraction peut être placé en garde à vue. Tout en réitérant le droit à l'assistance d'un avocat pour toute personne mise en cause et celui de s'entretenir avec son défenseur. "Les objets personnels des personnes gardées à vue doivent être restitués et la diffusion d'images de ces personnes sur les réseaux sociaux doit cesser", a-t-il martelé.

Eddy Minang a mis en avant la nécessité de respecter la dignité humaine lors des gardes à vue. Il a condamné les traitements dégradants et inhumains, rappelant que les gardes à vue illégales doivent prendre fin. Aussi, il a instruit les procureurs d'ouvrir des enquêtes sur toute dénonciation relative à ces abus.

Enfin, sur les suites des enquêtes, le procureur a félicité certains OPJ pour leur travail, non sans stigmatiser d'autres relativement aux enquêtes mal bouclées. D'où la nécessité de faire montre de rigueur et de professionnalisme pour garantir une justice bien rendue.

Concernant les contrôles de police, il a rappelé que ceux-ci doivent se faire dans le respect des règles, avec salutations réglementaires et présentation avant les contrôles. Il a aussi précisé qu'aucune disposition légale n'oblige un usager à présenter un document original et que le défaut de carte d'identité n'est pas une infraction.

"Depuis 2006, les contraventions routières sont traitées comme des délits, nécessitant un procès-verbal", a-t-il rappelé. Le PG a insisté sur la nécessité d'une Police judiciaire respectueuse des lois et des droits fondamentaux, contribuant ainsi à une société plus juste et plus sûre.

random pub

Chaine WhatsApp L'Union
Petites Annonces L'Union
Sodipresse
Logo