À Allalango, quartier d’origine de son épouse, Alain-Claude Bilie-By-Nze (ACBBN) a animé hier, une causerie politique suivant sa logique de proximité. À son arrivée, des jeunes ont tenté de barrer la route à son cortège, avant que d’autres habitants ne s’interposent pour lui ouvrir le passage. Finalement, l’ancien Premier ministre d'Ali Bongo Ondimba, a été accueilli à bras ouverts, avec des accolades et acclamations.
Face à la foule, il a donné les raisons pour lesquelles il a décidé de se porter candidat. '"J’ai décidé de me porter candidat pour changer ce pays. Je sais ce que j’ai vécu, je sais ce que les Gabonais méritent", a-t-il lancé. L'homme constate que tout se passe comme si Bilie-By-Nze avait dirigé ce pays. "Ils ont tout fait pour diriger la haine contre moi ", affirme-t-il. Et de soutenir que le 30 août 2023 n’a, hélas, pas marqué la fin des dérives du passé. "On ne peut pas avoir à la tête de l’État quelqu’un qui dit une chose le matin et en change l’après-midi. Celui qui a trahi, trahira encore ", tranche ACCBN.
Clamant son expérience et sa connaissance des rouages du pouvoir, il a défendu un projet de société centré sur la jeunesse et la justice sociale. " Nous sommes un pays riche avec une population pauvre. Mon premier combat sera la lutte contre le chômage, et j’instaurerai un revenu minimum universel ", lance-t-il.
Anticipant les critiques sur son passé gouvernemental, il a rappelé les limites du système. "Nous sommes dans un système où seul le président décide. Aujourd’hui, je veux être ce président qui agit". Et comme souvent, il a fait son mea culpa : "J’ai commis des erreurs, j'ai payé mes fautes. L'avenir est devant. Personne ne peut repartir dans le passé gommer ses fautes", a-t-il fait valoir.
Il a appelé à un vote décisif le 12 avril. Et de conclure : "Osez la rupture car, il est hors de question de reculer."
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