Le Conseil des ministres délocalisé de la capitale marigovéenne a donné lieu, comme il était attendu, à l'annonce de mesures sur la relance de l'économie la province.
En ce sens, le président de la République a invité le gouvernement à mesurer pleinement les défis auxquels il devra faire face. Surtout que la situation, sans être fatale, n'est pas des plus roses. Tant il a relevé la persistance du chômage, la réduction ou la cessation des activités de certaines entreprises, la délocalisation de capitaux hors du pays, l’insuffisance de l’entretien urbain, le recul de l’attractivité de la cité pétrolière ainsi que les effets préjudiciables de la corruption sur l’activité économique et la confiance des investisseurs.
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Parmi ces décisions, il y a celles en rapport avec l'amélioration de l’environnement des affaires, à préserver les entreprises viables et à favoriser la relance de l’investissement. Il s'agit ici de l'encadrement des procédures de recouvrement fiscal.
À cet effet, le chef de l’État a insisté sur la mobilisation des recettes publiques ne devant pas compromettre la pérennité des entreprises qui contribuent à la création des richesses et d’emplois. Non sans prescrire une meilleure sécurisation des procédures judiciaires et des saisies pratiquées par les huissiers de justice. d'où la proposition d'un mécanisme de consignation pendant la procédure d’appel ainsi qu’un dispositif de traitement accéléré des contestations.
Il est également question d'un assouplissement ciblé et temporaire des procédures de recrutement de la main-d’oeuvre étrangère. C'est dire que les emplois devront demeurer une priorité des nationaux. Tout comme, il a appelé à une pratique responsable du syndicalisme qui devrait privilégier le dialogue social dont l'objectif vise le règlement des différends professionnels.
D'ailleurs, le gouvernement a été instruit de finaliser, sans délai, les instruments juridiques et opérationnels nécessaires à la mise en oeuvre de ces orientations. Les décisions relevant du domaine réglementaire devront être prises. Celles nécessitant une intervention du législateur seront soumises au Parlement selon la procédure d’urgence. Laquelle urgence commande à chacun d'être à cheval sur les engagements pris. Car, 2028 est à nos portes.
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