À cette même tribune des Nations unies, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny a porté un plaidoyer gabonais pour une transformation des mécanismes de gouvernance mondiale. Au débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, la ministre des Affaires étrangères a ciblé deux chantiers : la réforme de l’architecture financière internationale et celle du Conseil de sécurité de l'Onu. Avec, en toile de fond, la volonté de Libreville de faire davantage entendre les intérêts africains.
Pour le Gabon, la restauration de la confiance passe par une architecture financière "plus équitable, plus inclusive et mieux adaptée aux défis actuels". L’enjeu est celui du financement du développement et du climat. Fort de sa couverture forestière et de son faible taux de déforestation, Libreville réclame une meilleure reconnaissance des services écosystémiques rendus par les pays forestiers.
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Ces contributions doivent, selon la ministre, ouvrir droit à un financement "juste, adéquat, prévisible et durable".
Le numérique constitue un autre terrain de revendication. Face à la désinformation, à la cybercriminalité et aux atteintes à la vie privée, le Gabon assume sa volonté de réguler davantage le numérique et l’intelligence artificielle. Libreville défend un encadrement international plus efficace des technologies émergentes, avec l’objectif de préserver un espace numérique ouvert, sûr et respectueux des libertés.
Mais l’un des axes forts du discours, concerne l’Onu elle-même. En saluant la résolution sur la traite des esclaves africains, le Gabon estime que les Nations unies doivent aussi solder les "dettes de l’histoire" et se réformer pour rester en phase avec les mutations du monde. Cette transformation passe notamment par le Conseil de sécurité. Libreville réclame une place permanente pour l’Afrique au sein de cet organe.
"Pour le Gabon, il ne saurait y avoir de gouvernance mondiale légitime sans une participation équitable de l'Afrique aux prises de décisions qui engagent la paix et la sécurité internationales", a soutenu Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny.
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