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Société & Culture

Octobre Rose : la foi n’exclut pas le dépistage

L'Asafac au chevet de l’Association des femmes catholiques du Gabon (AFCG)

Déconstruire les idées reçues et encourager les femmes chrétiennes à se faire dépister, car si la foi soutient moralement, elle ne remplace pas la médecine. Telle était l’ambition de la sensibilisation menée par l’Association pour le soutien et l’aide aux femmes atteintes de cancer (Asafac) auprès des femmes de l’Association des femmes catholiques du Gabon (AFCG), dimanche 18 octobre dernier, à la paroisse Saint-André des Trois-Quartiers.


Axée sur les cancers du sein et du col de l’utérus, cette rencontre a associé explications médicales et témoignages de femmes ayant vécu et vaincu la maladie. Objectifs : lever les réticences, briser les préjugés et rappeler l’importance de la prévention. 

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À Lire aussi : Cancers féminins : accompagner durablement les personnes atteintes

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Pour l’abbé Dimitri, vicaire à Saint-André et aumônier de l’AFCG dans l’archidiocèse de Libreville, « prier c’est bien, mais demander la santé à Dieu tout en faisant confiance aux médecins qu’il met sur notre route est mieux ».

Un message partagé par Jeanne-d’Arc Kong-Ndes, présidente fondatrice de l’Asafac, qui relève plusieurs freins au dépistage, notamment la peur du diagnostic, le regard des autres et les facteurs socioculturels. « Ce ne sont pas des choses incompatibles. Bien au contraire, foi et médecine sont complémentaires », insiste-t-elle.

Pour Léontine Mébalé, membre du bureau national de l’AFCG, il ne faudrait pas attendre d’être malade pour aller constater les dégâts. « Il faut anticiper et, pour anticiper, il faut aller simplement se faire dépister ».


De quoi rappeler que la prévention demeure essentielle et que la foi peut accompagner, sans se substituer, au suivi médical.

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