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Économie

Note de conjoncture sectorielle : le Gabon résiste au ralentissement

Le secteur du BTP se porte bien

L’économie mondiale ralentit, mais le Gabon limite le recul. En effet, selon la Note de conjoncture du 2e trimestre 2026 de la direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale (DGEPF), les conflits géopolitiques, les tensions commerciales et la hausse des prix de l’énergie pèsent sur l’activité. La croissance mondiale est attendue à 3,0 % cette année, contre 3,5 % en 2025. La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) reste donc exposée.

Au Gabon, l’activité a retrouvé, par contre, une dynamique positive au 2e trimestre, avec une progression de 0,6 %, après -4,3 % au 1er. Dans le primaire, les activités extractives se redressent, tandis que l’agriculture de rente bénéficie de la hausse du palmier à huile (+0,6 %) et du caoutchouc (+4,6 %).

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Le secondaire présente un bilan contrasté. Les BTP (+85,0 %), la transformation des métaux (+93,7 %), l’industrie minière (+20,0 %), les peintures (+13,7%) et les huiles et corps gras (+0,9%) progressent, alors que le gaz industriel, les matériaux de construction, la fonderie et le raffinage reculent.

Les services suivent la même tendance. Le transport et les services aux particuliers avancent, pendant que les télécoms, le commerce pharmaceutique et l’hôtellerie ralentissent. Dans le secteur financier, le total bilan des banques progresse de 2,3 %, porté par les dépôts (+6,5 %). La microfinance affiche +13,0 % de dépôts et le Mobile Money retrouve une hausse de 3,4 % après -2,5 % à fin mars. Les assurances enregistrent une progression de 60,9 %, liée aux nouveaux chantiers publics et privés.

Cette résistance reste tout de même sous pression. Dans la mesure où l’inflation a atteint 0,5 % sur les six premiers mois, avec des hausses des communications (+8,3 %), des transports (+2,6 %) et de l’alimentation (+1,7 %).

Au sein de la Cémac, la croissance est attendue à 3,0 % en 2026, contre 3,7 % en 2025. Le Gabon devra donc compter sur ses moteurs internes, alors que la commande publique demeure faible et que les contraintes énergétiques et budgétaires persistent dans un contexte mondial incertain.

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