Comme ses prédécesseurs, Paul Ulrich Kessany, aux premières heures de sa nomination au département des Sports, a reçu les principaux acteurs du Sport gabonais (fédérations, clubs…). Objectif : s'imprégner des difficultés réelles desdites associations afin d'y remédier. Avant l'arrivée aux affaires du nouveau ministre, ce type de rencontres avaient déjà eu lieu sans résultats concrets. Ces fédérations et clubs sont toujours sans activités et dans le dénuement total.
Comme autres actions menées par le nouveau ministre, figurent en bonne place la réhabilitation des Panthères, la réunion avec les clubs et responsables de la Linafp pour une reprise imminente du National-Foot 1 et 2…
Malgré cela, le championnat national n'a toujours pas démarré, entre autres faute de moyens financiers de l’État ou des partenaires privés et, surtout, par manque d'autonomisation des clubs. Une problématique sans solution.
En termes de projets d'investissement des cent premiers jours, le ministre a identifié deux projets prioritaires, en raison de leur niveau de maturation et de leur impact immédiat sur les populations. Il s'agit de la construction d'un plateau sportif à Mayumba et Moabi. En plus de la construction d'une tribune au stade municipal de Moabi.
Selon le ministère des Sports, le taux d'exécution des travaux est évalué à 50 %. Ces choix soulèvent tout naturellement plusieurs interrogations. Qui va entretenir ces infrastructures sportives et avec quels moyens ? Qui seront les encadreurs ? Sont-ils bien formés ? Et quel est l'objectif visé ? Le sport de loisirs ou de compétitions ? Pourquoi ne pas avoir pensé à réhabiliter dans l'urgence les stades de Port-Gentil et d'Oyem qui croupissent toujours dans l'herbe ?
Et le stade de l'Amitié ? Comme autres projets pour les 100 jours, le ministère réfléchit à habiller les clubs du championnat par l’ équipementier Umbro. Est-ce urgent sans la certitude du démarrage des différents championnats ? Le lancement de l'OGSSU est également une priorité pour le nouveau ministre. C'est connu, le sport coûte cher ! Et l'État ne peut tout faire à la fois car les attentes sont nombreuses.
Raison pour laquelle le ministère des Sports veut entreprendre dans l'urgence des réformes juridiques portant projet de décret fixant les modalités de financement du Sport dans notre pays. Car, le plus grand problème du sport national reste son financement durable et l'utilisation rationnelle des moyens mis à disposition. Alors, Paul Ulrich Kessany trouvera-t-il les moyens pour mener à bien ces projets ? Là est toute la question.
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