Alors que la campagne pour l'élection présidentielle bat son plein et atteint maintenant sa vitesse de croisière, les coupures d'électricité (de nuit comme de jour) sont devenues récurrentes et douchent considérablement l'élan et l'entrain des principaux animateurs locaux de ladite grand-messe électorale. Gâchant ainsi, de facto, le quotidien des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer face à un état de fait qui gêne aux entournures.
Il faut dire que depuis plusieurs mois et davantage, depuis le début de la campagne électorale, il n'est pas aisé de vivre à Tchibanga. Les coupures de courant ont atteint un pic incroyable qui désarçonne plus d'un riverain.
"Depuis Ali Bongo Ondimba et ce, jusqu'à ce jour, la ville de Tchibanga n'a plus jamais connu un jour sans être plongée dans le noir (…)'', a regretté un habitant visiblement dépité. Et de poursuivre : ''Autant nous remercions le président Oligui Nguema pour avoir doté notre cité de deux groupes électrogènes supplémentaires, autant nous ne comprenons pas que malgré ces efforts, la situation continue de s'aggraver de jour en jour". Conséquence, plus personne n'arrive à faire des courses en gros de vivres frais. Et dans les magasins ou boucheries, les cris de détresse des tenanciers se multiplient sans que cela n'émeuve personne.
Parmi les quartiers sevrés au quotidien, il y a Mavoundi, situé de l'autre côté du pont Nyanga, dans le 2e arrondissement. Dans ce segment administratif, malgré la présence du Centre hospitalier régional Benjamin-Ngoubou (le principal de la province nynoise), la crise énergétique prend chaque jour de l'ampleur. Le groupe électrogène que possède cet hôpital ne tourne pas à plein régime.
Dépassées par cette situation, les populations de Tchibanga s'en remettent au président Oligui Nguema qui, selon elles, est le seul à même de mettre un point final à cette "torture''. Tout comme elles s'offusquent de constater que seul un groupuscule de "privilégiés" est alimenté en électricité de jour comme de nuit.
random pub


