Chaque 12 juin, l'on célèbre la Journée mondiale contre le travail des enfants. À Libreville, sauf à s'y méprendre, aucune activité officielle n'a été enregistrée malgré l'ampleur du phénomène encore visible ici et là dans notre pays. Davantage à Libreville et Port-Gentil.
Selon les données, la prévalence du travail des enfants dans le monde a presque diminué de moitié depuis l'an 2000. Passant ainsi de 246 millions à 138 millions, même si les progrès actuels restent trop lents et que le monde n'a pas pu atteindre l'objectif mondial d'élimination de ce fléau, qui était fixé à 2025.
Au Gabon, des mécanismes ont été mis en place pour combattre l'exploitation des mineurs. Le 17 décembre 2025, le gouvernement a franchi une étape décisive dans leur protection en organisant, en partenariat avec l’Organisation internationale du travail (OIT), un atelier consacré à l’élaboration du Plan d’action national (PAN) de lutte contre les pires formes de travail des enfants témoignant ainsi de la volonté de notre pays de se conformer aux normes internationales et de garantir un environnement protecteur pour la jeunesse gabonaise. La lutte contre l’exploitation des enfants étant un impératif qui touche au respect des droits fondamentaux.
Reste que malgré tous les textes législatifs pris pour ce noble combat, la réalité sur le terrain est implacable. Il suffit de se rendre dans certains quartiers de Libreville ou au marché de Mont-Bouët, pour se convaincre de ce que les faits sont têtus.
Voilà pourquoi il faut se départir de la théorie. Car le travail des enfants est une exploitation qui vole leur innocence et entrave leur éducation et leur avenir.
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