En votre qualité de président de la Chambre nationale d'huissiers de justice du Gabon, vous avez pris part à la 20e session du Conseil de direction de l'Union africaine d'huissiers de justice, qui s'est tenue récemment à Casablanca au Maroc. Qu'en retenir ?
-Me Florent Mounguengui : Cette 20e session qui a réuni une vingtaine de pays africains à Casablanca, sous le thème, "ventes aux enchères" a été une expérience enrichissante pour la Chambre nationale d'huissiers du Gabon (CNHJG). Surtout avec les expériences de la Côte d'Ivoire et du Rwanda, deux pays qui ont engagé d'importantes reformes structurelles visant à moderniser et à renforcer l'efficacité de leurs Chambres d'huissiers de justice, notamment par la digitalisation des procédures. Le Rwanda a mis en place un modèle de vente aux enchères complètement dématérialisé grâce à un processus numérisé et centralisé sur une plateforme digitale encadrée par des textes.
Et pour ce qui est de la Côte d’Ivoire ?
-La Côte d’Ivoire a digitalisé les procédures, en mettant en place un mécanisme reposant sur le paiement d’un timbre dénommé “Stickers”, acquitté par chaque huissier en fonction de la nature des actes accomplis et un processus numérique et centralisé dans une plateforme digitale qui regroupe tous les acteurs de l'écosystème judiciaire.
En quoi ces expériences sont-elles bénéfiques ?
-Elles le sont parce que ce sont des innovations pour aller de l'avant. Tant mieux puisque notre pays est aussi engagé dans un processus de modernisation et de digitalisation de son système judiciaire. On gagnerait à adapter nos procédures judiciaires, pour les rendre performantes, tout en renforçant l'organisation et la transparence des activités. Sur ce, l'adoption des mécanismes modernes se veut stratégique pour renforcer les capacités opérationnelles des huissiers de justice.
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