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Société & Culture

Lutte contre l'insécurité : le grand chantier d'Adrien Nguema Mba

Adrien Nguema Mba, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation

Pour se mouvoir tranquillement, on a besoin de sécurité et de quiétude. Mais dans notre pays, davantage à Libreville, Franceville et Port-Gentil, se déplacer ou circuler librement sans risques de se faire enlever, “braquer”, agresser ou assassiner devient une illusion dont la portée se mesure, malheureusement, à l'aune des cris de détresse et d'impuissance entendus ici et là. Émanant des personnes touchées dans leur chair.

Promu, entre autres, ministre de la Sécurité, il va sans dire qu'Adrien Nguema Mba hérite là d'un département aux multiples enjeux et défis à relever. Dont les plus importants ont pour dénominateur commun : la lutte contre l'insécurité et les crimes odieux qui endeuillent des familles entières et sèment la panique et la peur.

Malgré les nombreuses mesures de dissuasion initiées par le gouvernement via le ministère de la Justice et des Droits humains, le phénomène semble prendre de l'ampleur et ressemble de près, à une sorte de pied de nez fait aux pouvoirs publics dont l'attitude, jugée inopérante et inefficace, s'apparente, pense-t-on à tort ou à raison, à une complicité tacite. Tout cela, parce que, désormais, de jour comme de nuit, à en juger par les enlèvements et les meurtres sauvages d'enfants, le crime se pare des dépouilles de l'innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps.

Face à cette réalité malsaine qui inquiète plus que ne rassure ses nombreux concitoyens, le président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tapé du poing sur la table. Affirmant haut et fort, qu'aujourd'hui, sous l'ère de la Ve République, il ne saurait tolérer de tels agissements qui nuisent à l'image du pays.

Mieux, que les fauteurs et leurs commanditaires seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements, traduits devant la justice et condamnés pour que cela serve de leçon et que nul n'en ignore.

Déjà morose du fait de la cherté de la vie, le climat social est devenu davantage malsain et tristounet eu égard à la souffrance qu'endurent, dans leur chair, nombre de familles qui ont vu leurs enfants ou proches être assassinés.

Faut-il envisager de ramener la peine de mort ? Pour annihiler le phénomène qui continue de faire son lit avec une facilité aussi déconcertante comme l'a suggéré hier le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy Bertrand Mapangou ? (lire par ailleurs) Sur ce, le chef de l'Exécutif lui a dit de mener une consultation populaire. Si tant est que cela puisse s’avérer être l'unique voie pour préserver la dignité humaine.

À ce qui se voit, l'ancien ministre du Travail, et tout récemment maire de Libreville, Adrien Nguema Mba a du pain sur la planche. Tant il doit être, en tout temps, au coeur de l'action dans un univers ministériel qui ne s'accommode pas de répit.

La tâche est immense mais noble. Et le défi de taille. Il lui revient de trouver les mécanismes qui s'imposent pour rassurer les populations qui n'en demandent pas plus. Juste une protection permanente de leur vie.

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