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Politique

Le CESEC plaide pour une commémoration des ancêtres

Guy-Bertrand Mapangou, président du Conseil Economique, Social, Economique, Environnemental et Culturel

À l'occasion de l’ouverture de sa seconde session ordinaire, mardi dernier, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), par la voix de son président Guy Bertrand Mapangou, a proposé l’instauration d’une Journée nationale fériée dédiée aux ancêtres. Une session placée sous le thème "Reconnaissance et protection des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif : enjeux et nécessaire régulation".

Ainsi, pour le président du CESEC, l’enjeu de son initiative dépasse la seule question foncière. "Le sol de notre patrie doit être regardé non pas seulement comme une ressource marchande, mais comme le berceau de notre identité", a-t-il déclaré. Quoi qu'il advienne, la proposition d’une journée dédiée aux ancêtres ne se résume pas, selon cette démarche, à l’ajout simplement d’un jour férié au calendrier national.

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Elle invite surtout à réfléchir aux moyens par lesquels la République pourrait rendre hommage à ceux qui ont précédé les générations actuelles. Une réflexion qui trouve notamment son fondement dans le préambule de la Constitution. Lequel évoque la responsabilité du peuple gabonais devant "Dieu, ses ancêtres et l’histoire".

Au Gabon, certaines pratiques ancestrales sont cependant encadrées, voire proscrites par la législation. Le président du CESEC estime dès lors la nécessité de s'interroger sur le cadre juridique actuel et les moyens de concilier les normes de la République avec les traditions et croyances héritées de nos aïeux.

Cette réflexion rejoint par ailleurs les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur la préservation du patrimoine mémoriel.

Dans la même dynamique, les préoccupations exprimées par la société civile et certaines communautés autochtones, notamment la Fédération Autochtone Alouani et l’ONG Les Écologistes Gabonais, correspondent à cette même problématique. À en croire Guy Bertrand Mapangou, il est question de trouver un équilibre entre héritage culturel et modernité. "Il ne s’agit donc pas d’opposer tradition et modernité", a-t-il rappelé.

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