Déclenchée depuis décembre 2025, la grève des enseignants, portée par le collectif ‘‘SOS-Éducation’’ et fondée sur des revendications jugées légitimes, pèse lourdement sur le système éducatif de la province du Moyen-Ogooué. Malgré les efforts engagés par le gouvernement pour tenter de désamorcer la crise, la majorité des enseignants, notamment à Lambaréné, maintient son mouvement.
Cette situation, qui s’installe dans la durée, devient de plus en plus difficile à supporter pour les parents d’élèves et les apprenants. L’inquiétude grandit, nourrissant la crainte d’une année scolaire compromise, voire déclarée blanche.
"Et si l’année était déclarée blanche ?", s’interrogent de nombreux parents, visiblement désemparés.
"J’ai deux enfants qui préparent le Bac et le BEPC. C’est pénible de les voir rester à la maison, sans encadrement scolaire, alors que les examens approchent", confie un parent rencontré au quartier Marteau.
Du côté des élèves, l’angoisse est tout aussi palpable. "Élève en classe de première S, je me demande ce qu’il adviendra de moi l’année prochaine si la situation perdure", s’inquiète un apprenant.
Au-delà du retard pédagogique, cette longue période d’inactivité scolaire expose certains jeunes à des risques de dérives sociales. En l’absence des parents, souvent retenus par leurs obligations professionnelles, plusieurs élèves se retrouvent livrés à eux-mêmes, favorisant des fréquentations jugées néfastes.
"Pendant que je passe mes journées au travail, mes enfants prennent de mauvaises habitudes et de mauvaises fréquentations. Cette situation devient très embarrassante", déplore un autre parent.
Désormais perçue comme une urgence sociale majeure, la crise éducative appelle des solutions rapides, concrètes et durables, afin d’éviter des conséquences lourdes pour toute une génération d’apprenants.
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