Deux évènements majeurs ont marqué l'actualité des sept derniers jours : la célébration du 66e anniversaire de l'accession du Gabon à la souveraineté internationale et la 15e édition de la Fête des cultures. Mais avant d'y revenir, soulignons que le chef de l'État séjourne dans le Haut-Ogooué depuis plusieurs jours. Occasion pour Brice Clotaire Oligui Nguema de visiter quelques chantiers en cours dans ladite province. C'est ainsi qu'il s'est rendu, entre autres, à l'Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), au marché "Albert Yangari", lycée de l'Excellence, etc. Histoire de s'enquérir de l'état d'avancement des travaux de ces projets structurants, et rappeler aux entreprises l'obligation pour elles de respecter les délais de livraison.
D'aucuns auraient souhaité nous voir revenir sur le contrat entre la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et le sélectionneur Sébastien Migné. Mais pour dire quoi de plus si ce n'est que le technicien français sera à la tête des Panthères pendant trois ans pour un salaire de près de 25 millions de Fcf, avec des objectifs précis dont la qualification pour les prochaines éditions de la Coupe d'Afrique des Nations (2027 et 2028), etc.
Par rapport à la commémoration du 66e anniversaire de l'indépendance du Gabon, on notera que cette année, le président de la République a décidé, avec pertinence, de faire les choses autrement. A vrai dire, on peut même considérer que les festivités relatives à cet évènement se sont étalées sur une semaines, avec la série des inaugurations de nouvelles infrastructures dans plusieurs secteurs (santé, route, commerce, histoire, etc.).
À lire aussi : [La Semaine] - Le débat reste ouvert
Rendez-vous républicain, le 16 août il s'est adressé à la Nation. Occasion pour le numéro un gabonais de faire le point sur le chemin parcouru depuis l'avènement de la Ve République et fixer le cap pour la suite de son mandat. Avec objectivité, le président Oligui Nguema a reconnu pour la circonstance que, même si plusieurs réalisations ont été enregistrées, beaucoup reste à faire.
Et nous d'affirmer que si le rythme est maintenu, le Gabon sera loin d'ici la fin du mandat présidentiel. En tout cas en termes d'infrastructures. De la Fête des cultures maintenant. Cet évènement initié par Paul Mba Abessole à l'époque édile de Libreville, avait connu une interruption plus ou moins longue, pour des raisons diverses dont l'épidémie du Covid. Cette Fête a effectué, vendredi dernier, son grand retour. Et tout au long du week-end, les cultures gabonaises ont à nouveau été à l'honneur. Mais pas que. Puisque le Sénégal, hôte de marque de cette 15e édition, a aussi marqué les esprits par ses prestations ayant également mis en lumière ses cultures.
En somme, à en juger par les échos, la grande affluence et les impressions des visiteurs et autres spectateurs, la fête a été belle. Cela grâce aux innovations apportées. C'est ainsi que nombreux ont salué l'hommage rendu à Paul Mba Abessole à l'associant à la fête. Tout comme la décision d'impliquer les notables de toutes les provinces. Sans oublier "le bal des anciens", espace consacré aux ‘‘vielles gloires’’ de la musique gabonaise...
Toute chose ayant conduit nombreux à clamer que la reprise de la Fête des cultures a été triomphale à plus d'un titre. Malgré le couac des latrines inutilisables par manque d'eau. C'est la seule fausse note à leurs yeux.
Il faut souligner que (simple coïncidence ?), la 15e édition de la Fête des cultures intervient au moment où plusieurs voix s'élèvent pour demander la libération de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, un des acteurs de la première heure de cet évènement, détenu à la prison centrale depuis plusieurs mois maintenant. Pour une affaire en rapport avec la Fête des cultures, dit-on.
random pub
