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Chroniques

[La Semaine] - Moments de calvaire

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

Le remaniement du gouvernement aurait pu constituer le plus grand fait ayant marqué l'actualité de la semaine écoulée. On se serait senti obligé de l'analyser, le décrypter, chercher à voir les causes qui, au-delà du pouvoir discrétionnaire du président de la République, ont pu justifier le "limogeage" de tel ou tel autre ministre, etc..

Mais comment donc ignorer le calvaire imposé aux populations, les automobilistes en premier, relatif à la pénurie du carburant dont la véritable explication n'a été donnée que dans le communiqué final du Conseil des ministres de jeudi. Comme quoi, le gouvernement doit revoir sa copie en matière de communication en général et de communication de crise en particulier.

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Parce que les populations ont besoin de savoir et à temps. Elles en ont même le droit. Faute d'informations fiables, chacun y est allé de son commentaire. Et le plus souvent, c'était plutôt l'expression d'une incompréhension sous forme de question : comment un pays pétrolier peut-il connaître une telle pénurie de carburant ?

Interrogation à laquelle le communiqué final du Conseil des ministres de jeudi a finalement répondu. On retiendra que la pénurie qui a paralysé le Grand Libreville et certaines localités de l'intérieur du pays a été provoquée aussi bien par des facteurs extérieurs (guerre au Proche-Orient) qu'intérieurs (incapacités de la Société gabonaise de raffinage ''Sogara'' à couvrir le marché national en terme de carburant ; et sans doute le non paiement à temps de ceux chez qui le Gabon achète le carburant pour compenser les limites de la Sogara).

Derrière ce dernier facteur on peut voir beaucoup de choses et, pourquoi pas, se poser la question qui fait mal : le Gabon peut-il continuer à subventionner les produits pétroliers à la pompe ? Mais ça, c'est un autre débat !

Dans tous les cas, personne ne souhaite revivre une telle pénurie de carburant. Au gouvernement de prendre ses responsabilités. C'est ce qui a d'ailleurs conduit le chef de l'État à instruire le gouvernement de lui présenter, lors d'un prochain Conseil des ministres, un programme reposant sur trois axes : la modernisation de la Sogara ; le renforcement des stocks de sécurité en produits pétroliers ; le lancement sans délai des études préalables à la construction d'une nouvelle raffinerie.

Ce programme devra comporter un calendrier d'exécution et un plan de financement réalistes. Et nous partageons le rappel du chef de l'État en Conseil des ministres lorsqu'il martèle que "L'État doit désormais anticiper les crises plutôt que de les subir !". Parce que là, justement, l'État n'a pas su anticiper. Et c'est dommage !

Autre évènement ayant marqué l'actualité de la semaine qui s'est achevée hier, la rentrée judiciaire pour l'année 2026-2027. Il faut tout simplement noter que désormais la justice dont les justiciables attendent toujours beaucoup, s'exercera sans plusieurs magistrats parmi lesquels des hors hiérarchies. Ces derniers ayant été sanctionnés lors du Conseil de discipline tenu quelques semaines avant le Conseil supérieur de la magistrature à Port-Gentil...

Dans tous les cas, les Gabonais attendent toujours une justice équitable pour tous. Ce qui n'est pas encore le cas, selon nombre d'observateurs. Et ce ne sont sans doute pas, les avocats de l'ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze qui les démentiront. Il n'y a qu'à suivre la récente sortie de Me Nguia, l'un des conseils de Bilie-By-Nze...

Sur un tout autre plan, l'examen de la loi de règlement 2025 qui est actuellement à l'examen des députés. Ces derniers ont d'ores et déjà relevé des irrégularités dans l'exécution du budget de l'année 2025. Iront-ils jusqu'à rejeter ce texte ? Pas si sûr.

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