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Économie

Infrastructures : des défis à plus de 2 000 km pour le nouveau ministre

Lambert Mouvinde Millot et Edgard Moukoumbi

Le jeudi 15 octobre dernier, Lambert Mouvinde Millot a officiellement récupéré les dossiers du ministère des Travaux publics et de la Construction où il a fait toutes ses classes, avant un passage à l'Assemblée nationale. Sa responsabilité est désormais de concrétiser l'ambition du président de la République pour les infrastructures.

À la tête du ministère des Travaux publics, les hommes se succèdent et le défi reste le même : augmenter le taux de routes bitumées pour améliorer le niveau de service de ce secteur indispensable à l'essor du Gabon. Désormais chargé de l'Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Edgard Moukoumbi a passé le flambeau à Lambert Mouvinde Millot, la semaine dernière.

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S'il n'est jamais évident pour un "bleu" de se mettre facilement dans le bain de ses nouvelles charges, le successeur du "bousilleur" a au moins la particularité d'être un pur produit de la maison. Il a été chef de subdivision de Makokou, puis de Koula-Moutou ; directeur provincial de l'Ogooué-Lolo ; directeur général de l'entretien des routes et aérodromes et conseiller du ministre, avant de siéger à l'Assemblée nationale en qualité d'élu des populations du canton Lolo-Wagna.

Il se sait donc attendu sur les grands chantiers d'infrastructures en cours d'exécution ou déjà programmés. Ndendé-Doussala (48 km), Ovan-Makokou (98 km), Alembe-Lopé-Mikouyi (308 km), Lébamba-Mbigou-Malinga-Molo (208 km), Yombi-Mandji-Omboué (244 km), Oyem-Assock-Medzeng (36 km), Zogongone-Mvane (32 km), Meyo-Kyè-Mebo'o (4 km), Ntoum-Cocobeach (84 km) et Bifoun-Lambaréné (71 km, réhabilitation) sont les tronçons routiers actuellement en travaux.

La mission confiée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema est de veiller à leur bonne exécution jusqu'à l'achèvement. Il y a aussi les travaux programmés : Makokou-Okondja (260 km) et Makokou-Mékambo-Ékata (266 km). Ceux-ci, comme ceux cités précédemment, s'inscrivent dans la vaste ambition de réalisation d'une ceinture routière pour relier les chefs-lieux de provinces entre eux, mais aussi de renforcement des corridors sous-régionaux.

Lambert Mouvinde Millot est également attendu sur les chantiers Ndendé-Tchibanga (91 km) et Tchibanga-Mayumba (106 km), à l'arrêt depuis un an pour défaut de paiement. Leur relance s'impose, au regard des projets économiques importants en cours de développement dans la Nyanga. L'on pense notamment à l'exploitation du marbre de Doussiegoussou, de la potasse de la Banio et du fer de Milengui.

Enfin, il y a des projets dont les dossiers techniques et financiers restent à finaliser, à savoir Lébamba-Yeno (82 km) et Yeno-Mimongo-Koula-Moutou (117 km). À ce qu'il semble, des partenaires se sont déjà prononcés pour accompagner le gouvernement dans leur aboutissement. Ce sont donc des défis à plus de 2 000 km à conduire, sans oublier les infrastructures en cours de construction à Libreville. Comme le réaménagement du carrefour Camp-de-Gaulle, la voie de contournement de la capitale, le boulevard de la Transition, l'échangeur de Jeanne Ebori et le fly over du PK 12.

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