Depuis l'arrêt, en 2014, de la dernière unité locale de production de clinker, le Gabon dépend largement des importations pour son approvisionnement en ce composant essentiel. En 2024 par exemple, près de 500 000 tonnes ont été importées.
Si l'ambition est de stopper les importations de clinker dès le 1er janvier 2027, l'industrie nationale entend aussi conquérir le marché sous-régional du ciment.
À Lire aussi : Or : 50 entreprises perdent leurs permis de recherche et d'exploitation
Pour ainsi dire, le Gabon et les entreprises partenaires ne voudraient pas se contenter de produire localement, mais de bâtir une industrie capable de durer, de se développer et de conquérir de nouveaux marchés. "À terme, le développement de cette filière pourrait ouvrir des perspectives vers les marchés de la sous-région. Voilà pourquoi cet investissement mérite toute l'attention du gouvernement", a lancé le ministre Mays Moussi.
"Notre industrie doit pouvoir se préparer à affronter la concurrence et à saisir les opportunités offertes par l'intégration économique régionale et continentale", a ajouté le ministre Eyeghe Nze. Au Gabon, la consommation de ciment se situe autour de 600 000 à 700 000 tonnes par an. Dans le même temps, la production locale (portée notamment par CIMAF Gabon) dépasse les 850 000 tonnes.
Parce que les autorités visent une montée en puissance progressive (jusqu’à plus de 1,8 million de tonnes) de cette filière, l'ambition de conquérir d'autres marchés pourrait se réaliser si tous les projets se concrétisent.
random pub
