L'hôpital de la coopération sino-gabonaise a tenu hier à Libreville son dialogue de gestion pour l'exercice 2024. Cette rencontre, importante pour le fonctionnement de cette entité sanitaire, était présidée par le directeur de la planification et de l'évaluation des partenariats au ministère de la Santé, Mérès Mabiala, en présence du directeur de l'hôpital, le Dr Désiré Assoumou Abaga, et ses collaborateurs. Objectif : passer en revue le bilan des activités de l'année et discuter de l'exercice budgétaire ainsi que du contrat de performance annuel.
Les résultats de cette analyse ont révélé, dans l'ensemble, que l'exercice de 2024 est satisfaisant. Mais de nombreux défis restent à relever, notamment en termes de performance. "Il faut noter une réforme du personnel qu'il faut mettre en œuvre et finir le bâtiment des urgences qui permettrait de booster les recettes", a indiqué Mérès Mabiala.
Dans le même sens, le directeur de l'hôpital a souligné que le défi majeur à relever demeure le retard dans le paiement de la dette de la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) envers l’hôpital, qui constitue un véritable obstacle à l'atteinte des performances attendues.
" La plus grande difficulté, c'est que notre budget est subdivisé en deux parties. D'un côté, la subvention de l'État et, de l'autre, les fonds propres. Lesquels sont couverts en grande partie par la subvention de la CNAMGS. Mais en réalité, cette subvention de la Cnamgs représente ce que produit l'hôpital, qu'elle doit nous rétrocéder. Sauf qu'aujourd'hui du fait du retard de paiement de ladite subvention, la Cnamgs nous doit 260 millions pour l'exercice budgétaire 2024", a expliqué le Dr Assoumou Abaga.
Aussi les participants à cette rencontre ont-ils convenu que la résolution de cette problématique financière est cruciale pour permettre à l'hôpital sino-gabonais d'améliorer s es services et d’investir dans des infrastructures nécessaires.
La subvention propre de l'hôpital représentant une part significative du budget, son absence de mise à jour entrave la possibilité d'investir dans de nouveaux équipements et d'améliorer les conditions de prise en charge des patients.
À l'issue de cette réunion, un appel a été lancé à la CNAMGS pour régulariser sa situation et permettre à l'hôpital d'atteindre ses objectifs pour les années à venir.
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