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Politique

Front social : le maintien du dialogue désormais comme impératif

Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre des transports, Hermann Immongault, vice-président du gouvernement et Philippe TONANGOYE, ministre de l'accès universel à l'eau et à l'énergie

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé hier, à l'ouverture du Conseil interministériel, la nécessité de maintenir les voies du dialogue afin de désamorcer les tensions sur le front social. Cette exigence est d'autant plus utile au moment où la crise qui prévaut actuellement dans le secteur éducatif se caractérise par un durcissement de la position des syndicats, allant jusqu'à fermer la porte à toute forme de négociations. Une situation aux conséquences dommageables sur le système éducatif et l'avenir des enfants. De fait, Hermann Immongault a souligné l'importance pour le gouvernement d'agir avec " tact et anticipation pour éviter l'émergence des situations ingérables".

"C'est le moment d'aller vers les agents publics, lorsque cela est possible et sans risque, pour écouter leurs revendications, expliquer les contraintes et, surtout, leur rappeler que le gouvernement n'est ni sourd ni indifférent à leurs situations", a-t-il indiqué, tout en rappelant les efforts consentis par l'Exécutif pour régulariser les situations administratives.

Bref, il importe plus que jamais aux membres du gouvernement, dans une démarche de proximité, de tenir un "discours de vérité, franc et honnête" en évitant, de quelque manière que ce soit, de prendre des engagements susceptibles de devenir, à terme, des points d'achoppement, tout en expliquant leurs marges de manoeuvre. D'autant plus que, contrairement à ce que voudraient faire croire les partenaires sociaux, celles-ci ne sont ni larges ni encore moins illimitées.

Et qu'il serait donc illusoire de croire à un "argent magique" ou qu'on pourrait trouver immédiatement des solutions pérennes à une situation résultant de plusieurs décennies de gouvernance hasardeuse et approximative du secteur éducatif dans notre pays. C'est dire que dans le même temps, les membres du gouvernement gagneraient à se départir d'un certain nombre de comportements qui, loin de favoriser l'apaisement, contribuent à crisper leurs différents interlocuteurs. L'objectif étant, a indiqué Hermann Immongault, "de marquer le début d'une nouvelle dynamique gouvernementale, conforme aux orientations du président de la République, en trouvant des solutions concrètes aux problèmes des Gabonais".

Au regard du contexte actuel, à ses yeux, le dialogue n'est pas une option, mais un impératif. Dans un secteur aussi stratégique que l'éducation, la négociation n'apparaît, en effet, ni comme une concession, ni comme un aveu de faiblesse ou d'impuissance. Elle constitue un mécanisme démocratique de sortie de crise. En tout cas, embarqués dans le même bateau, le gouvernement et les partenaires sociaux ont la responsabilité de parvenir à un terrain d'entente en préservant et en garantissant la dignité de tous les acteurs du système éducatif.

D'où, a souligné Hermann Immongault, "le dialogue social doit être maintenu, permanent, franc et honnête. Il ne s'agit ni de promettre l'impossible ni de fermer la porte à la discussion, mais de bâtir une relation de confiance".

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