Il n'est un secret pour personne que depuis plusieurs semaines, le front social fait parler de lui. Certains secteurs observent déjà des mouvements de grève. D'autres menacent d'emboîter le pas. Le tout dans un contexte économique et financier difficile...
Certains analystes estiment que c'était envisageable, au regard des difficultés accumulées pendant plus d'une décennie quant à l'amélioration des conditions de vie et même de travail des personnes actives, pour ne citer que celles-là. Cette réalité est davantage manifeste dans le secteur public où tout, ou presque, a été gelé, du moins s'agissant des carrières des agents de l'État. D'aucuns soutiennent que les efforts que l'État a réalisés pendant la période de la Transition sous l'impulsion du CTRI, aussi bien sur le plan des infrastructures que sur celui des situations administratives ont eu pour effet, entre autres, de susciter de l'espoir chez les fonctionnaires. Au point où plusieurs corporations, jusque-là résignées, ont cru que le temps était arrivé pour ressortir leurs préoccupations et les déposer sur la table du gouvernement. Voilà où nous en sommes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement essaie tant bien que mal, de chercher des solutions aux revendications des différentes structures syndicales du secteur public. Et Dieu seul sait combien ces doléances sont nombreuses et variées puisque, dans l'ensemble, elles impliquent des contingences administratives et des incidences financières.
La question est de savoir si de manière pragmatique, le gouvernement dispose des moyens suffisants pour résoudre à courte échéance tous les problèmes soulevés par les agents de l'Etat. Si oui, il lui revient d'en dévoiler le chronogramme.
Mais si par contre, la situation dans laquelle se trouve le Trésor public en ce moment ne lui permet pas de le faire, c'est aussi au gouvernement de savoir comment le faire savoir, dans un langage de vérité, aux partenaires sociaux, dans la perspective de négocier avec eux, une sorte de trêve des revendications.
Le tout est de savoir avec qui négocier (les syndicalistes étant divisés) et à quelles conditions. Au moins une trêve dans ce cadre aurait le mérite d'instaurer une accalmie sur le front social. Ce qui permettra au gouvernement, dont le chef fait montre de détermination, de travailler dans le calme et en toute sérénité. Toute ceci devant relever d'une stratégie globale.
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