On les appelle les CFG. Derrière ce sigle, le Collectif des féministes du Gabon, un mouvement de femmes qui a décidé de ne plus chuchoter.
Il n'y a pas de grand siège vitré. Il y a un groupe WhatsApp qui sature, des réunions après le travail, des caravanes qui vont d'école en école, et une conviction : les droits des femmes ne sont pas un sujet annexe, c'est le sujet.
Le Collectif des féministes du Gabon n'est pas un club de débat. C'est une force de terrain. Elles ne font pas dans la théorie. Elles agissent là où ça fait mal.
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Quand une femme est victime de violences, elles orientent, accompagnent, trouvent un juriste. Quand une jeune fille ne connaît pas ses droits, elles entrent dans les lycées et expliquent, sans jargon. Quand une loi est injuste, elles écrivent, proposent, plaident.
Leur feuille de route tient en 8 combats : l'équité devant la loi, la fin des violences basées sur le genre, l'éducation aux droits, l'autonomisation économique, le leadership, la protection des plus vulnérables, la santé sexuelle et reproductive et la production de savoir avec des rapports et documentaires. Leurs armes : des conférences- débats, des campagnes coup de poing, des caravanes éducatives.
À sa tête, pas une star, mais une équipe : Esdras Edou-Eyene, présidente, qui porte la vision, Malvyna Leslie Nyanze, vice-présidente et voix presse, qui ne mâche pas ses mots, Alida Eya, Clémence Dionne Nzaou Nziengui, Claude Darlène Medzo, qui font tourner la machine.
"Nous ne sommes pas contre les hommes. Nous sommes pour que les droits soient les mêmes. Et tant que ce ne sera pas le cas, nous ferons du bruit", résume une membre.
Le CFG n'est pas une association de plus à Libreville. C'est le signe qu'une nouvelle génération de Gabonaises ne demande plus l'autorisation de défendre ses droits. Le CFG est ouvert aux médias, aux écoles, aux institutions et à toutes les femmes qui veulent rejoindre le mouvement.
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