Aller au contenu principal
Faits divers & Justice

Diffamation : un activiste placé sous mandat dépôt

Prison du gros bouquet

Célestin Minto'o, gabonais d'une quarantaine d'années, a été écroué à la prison centrale de Gros-Bouquet, le 11 février dernier, pour présomption de "diffamation" et "atteinte à l'honneur" sur les réseaux sociaux (TikTok). Des faits visant le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy-Bertrand Mapangou.

L'affaire initialement instruite par la direction générale des Recherches (DGR), suite à une plainte déposée par le conseil de la victime, reposerait sur un faisceau d'accusations particulièrement graves, en lien avec les crimes de sang, notamment à Fougamou, dans le département de Tsamba-Magotsi. À travers une série de vidéos devenues virales sur la toile, l'inculpé se montre particulièrement sûr de lui, en prononçant des propos violents et en distillant des informations aux allures destructrices qui ne pouvaient laisser nul autre internaute insensible et susceptible d'amener d'aucuns à croire qu'il dispose des preuves de ses allégations, alors qu'il n'en est rien.

D'autant que Célestin Minto'o a reconnu devant les enquêteurs que ses affirmations ne se fondaient sur aucune preuve. Aussi, "le Tiktokeur" s'est-il fondu en excuses auprès de celui qu'il a pris pour cible, pour obtenir quelques vues.

"Je reconnais avoir diffamé M. Guy Bertrand Mapangou, je lui demande pardon ainsi qu’à son épouse et à ses enfants. Je n’ai aucune preuve. J’ai été induit en erreur et agi pour gagner en visibilité sur les réseaux sociaux", a-t-il déclaré. Célestin Minto'o encourt au moins un an de prison et une amende d'un million de francs, conformément à l'article 283 du Code pénal.

random pub

EDIG
Publicom, 1ère régie publicitaire au Gabon
Face à L'Union
image
Logo