Aller au contenu principal
Politique

Dialogue Gabon-UE : les attentes de Bruxelles

Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais et Cécile Abadie, cheffe de la délégation de l'UE au Gabon

Le deuxième dialogue politique entre le Gabon et l'Union européenne (UE), qui a eu lieu le 8 juin au Palais des Congrès Omar-Bongo-Ondimba à la Cité de la Démocratie, a permis d'identifier les dossiers sur lesquels Bruxelles attend désormais des avancées concrètes.

Et déjà à l'ouverture des travaux, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a défendu l'ambition d'un partenariat renouvelé." Pour le Gabon, cette ambition repose sur l'orientation de passer progressivement d'une logique principalement fondée sur l'aide et l'accompagnement à celle de partenariat économique structurant fondée sur l'investissement, la création de valeur locale, le transfert des compétences et le développement du capital humain ", a-t-il déclaré.

Une orientation accueillie favorablement par l'UE. La cheffe de sa délégation au Gabon, Cécile Abadie, rappelant que l'objectif est de construire "un agenda économique co-conçu, dans lequel notre offre de coopération a un rôle de catalyseur des investissements".

Au terme des échanges, plusieurs points d'attention ont été identifiés. Entre autres, l'avenir du secteur forestier. " Nous serions intéressés à poursuivre les échanges, tant sur la vision d'avenir que sur les solutions d'urgence ", a-t-elle indiqué.

Le dossier de la pêche durable a également retenu l'attention. Alors que la révocation de l'accord de pêche par le Gabon a fait l'objet de discussions approfondies, la diplomate européenne s'est montrée prudente mais optimiste, affirmant ainsi sortir de ce dialogue "avec le sentiment qu'il y a encore un avenir pour cette coopération". L'UE attend également des signaux sur le climat des affaires. Cécile Abadie a relevé la volonté du pouvoir d'apporter des réponses aux préoccupations des investisseurs et de rendre le cadre des affaires plus attractif. L'UE suivra aussi avec attention l'évolution des discussions entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI). " Ça nous permettra de vraiment bien déployer nos outils d'appui à l'investissement ", a souligné l'ambassadrice.

Enfin, les réformes annoncées dans les domaines du Code pénal, du financement des partis politiques et de la sécurité maritime figurent parmi les sujets sur lesquels Bruxelles souhaite désormais passer du dialogue aux réalisations.

random pub

Face à L'Union
L'Union 50 Ans
Multipress Gabon
image
Logo