À l'invitation de son homologue ivoirienne, Kandia Kamissoko Camara, la présidente du Sénat, Huguette Nyana Ekoume-Awori Onanga, a représenté son institution à l'ouverture de la 2e session ordinaire 2026 du Sénat de ce pays d'Afrique de l'Ouest.
Puis, à la faveur d'un tête-à-tête, les deux responsables ont paraphé, mardi dernier, un mémorandum d’entente qui s'inscrit dans une volonté commune des deux Chambres de dynamiser leur coopération et d'encourager les échanges multiformes, à travers le partage d’expériences entre les différentes régions.
Auparavant, elles ont échangé sur les enjeux de la décentralisation dans leurs pays respectifs. Mesurant la nécessité de mutualiser les potentiels de leurs États pour un essor partagé de leurs régions respectives. Pour Huguette Nyana Ekoume-Awori Onanga, "la coopération interparlementaire africaine doit transcender les logiques protocolaires, pour s'ériger en véritable instrument d'intégration au service des peuples africains".
Portée par les présidents gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, et ivoirien Alassane Ouattara, la politique de décentralisation dans ces deux États vise à transférer des compétences, des responsabilités et des ressources publiques vers des collectivités territoriales élues. Objectifs principaux : rapprocher l'administration des populations et stimuler le développement local, réduire les disparités régionales, favoriser la participation citoyenne et l'autonomie des acteurs locaux dans la gestion des affaires publiques.
Instituée par la loi organique du 6 juin 1996, la mise en œuvre de la décentralisation au Gabon a connu des avancées. Cependant, de nombreux défis persistent. Les élus locaux n'ont de cesse de souligner le décalage entre les textes officiels et la réalité du terrain, réclamant davantage de ressources techniques et financières pérennes, une autonomie fiscale des collectivités, la tutelle et la coordination des services publics locaux.
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