Le séminaire de formation du Conseil d'État sur la légistique, ouvert le 4 novembre 2026 à la Sablière, s'est achevé hier, 5 novembre, après deux jours de travail et d'échanges.
Deux jours pour se remettre autour de la même table, revoir les bases et parler le même langage. C'est l'exercice auquel se sont livrés les magistrats du Conseil d'État, autour d'un sujet qui paraît technique mais qui décide de la qualité des textes : la légistique, l'art de bien écrire la loi.
À l'ouverture, le Président, Modeste Obiang Ndong fixé le cap. Il s'agissait de familiariser les nouveaux magistrats, notamment les conseillers en service extraordinaire qui ont prêté serment il y a deux semaines, avec le travail de la chambre consultative, et de remettre à niveau les anciens.
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"Il fallait que nous revoyions ensemble les notions essentielles de la légistique, en vue de l'amélioration de notre travail", a-t-il indiqué.
Derrière cette formule, un enjeu très concret. Un texte mal écrit, imprécis ou mal articulé, c'est un texte difficile à appliquer, qui ouvre la porte aux interprétations et aux contentieux. Le Conseil d'État, lorsqu'il est saisi pour avis, doit justement veiller à ce que les projets qui lui sont soumis soient clairs, cohérents et conformes aux règles en vigueur.
Pendant deux jours, les participants ont donc revisité les méthodes d'élaboration des textes, les étapes de rédaction, les vérifications à faire avant de rendre un avis, et la manière de contrôler la régularité d'un projet sans dénaturer l'intention de son auteur. Les échanges ont aussi permis aux nouveaux venus de poser leurs questions, et aux plus anciens de partager leur expérience du terrain.
À la clôture, le message n'a pas changé. Le Premier Président, Andréa Apoungo-Amvane, et le Commissaire général, Jean Gaspard Minsta Ondo, ont rappelé la même exigence : s'assurer que les initiateurs des projets respectent les règles en vigueur en matière d'élaboration des textes, pour mieux contrôler leur régularité. Une exigence qui engage la crédibilité même de l'action publique.
En clair, le Conseil d'État veut des textes propres dès le départ, pour éviter d'avoir à les corriger après. La formation de la Sablière s'est achevée sur cette ligne : rigueur dans la méthode, exigence dans le contrôle, et travail collectif pour des lois mieux écrites, mieux comprises par tous, plus faciles à appliquer dès leur première lecture.
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