La Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) présente des anomalies sur la gestion du Fonds des Gabonais économiquement faibles (GEF). C'est ce qui ressort du rapport d'audit révélé récemment par la Cour des comptes.
En effet, c'est environ 120 000 bénéficiaires qui seraient indûment enregistrés sur près d'un million de personnes inscrites dans le fichier, alors que quelque 900 000 seraient effectivement prises en charge.
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Cet état de fait a été mis en lumière à l'issue de 329 audits réalisés par la juridiction financière, notamment sur la fiabilité du fichier utilisé pour l'accès aux prestations sociales.
Pour la Cour des comptes, un tel écart nécessite un "nettoyage" des données afin de mieux identifier les personnes éligibles et d'assurer une utilisation plus efficace des ressources destinées aux GEF. D'autant plus important que le Fonds GEF est financé notamment par des prélèvements effectués sur la téléphonie mobile et les transferts de fonds.
La juridiction financière estime que des mécanismes de gestion plus performante sont nécessaires pour garantir une meilleure utilisation de ces ressources.
La gestion des évacuations sanitaires à l'étranger révèle aussi des insuffisances. Le manque de traçabilité des dépenses rend difficile la justification des paiements effectués par la Cnamgs, selon la Cour des comptes. Ce cas aurait contribué à l'accumulation d'impayés évalués à plusieurs milliards de francs, faisant peser un risque supplémentaire sur le financement du dispositif.
Afin de pallier ces dysfonctionnements, la Cour des comptes recommande une réorganisation du système d'évacuation sanitaire, notamment en permettant à la Cnamgs de contractualiser directement avec les établissements hospitaliers de l'étranger.
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