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Économie

BAD-Cémac : Open Data platform 2.0 pour moderniser les statistiques dans la sous-région

Photo de famille des officiels et participants.

Un atelier conjoint de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), de la Banque africaine de développement (BAD) et du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) réunit depuis hier, à l'hôtel Boulevard à Libreville, et ce jusqu'au 18 septembre prochain, les experts des six États membres autour de la modernisation des systèmes statistiques. Les travaux, qui s'inscrivent dans le cadre du projet HISWACA, portent notamment sur la mise en oeuvre du Standard SDMX et la migration des plateformes nationales Open Data vers la version 2.0, afin que les systèmes statistiques des six pays concernés communiquent mieux entre eux.

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Regroupant une quarantaine d’experts des Instituts nationaux de la statistique (INS), de la Cémac et des institutions partenaires, avec l’appui de la Banque mondiale, la rencontre vise surtout à harmoniser l’échange et la diffusion des données. Les six États disposent déjà des Open Data Platforms (ODP) 1.0, mais aucun n’a engagé la migration vers la version 2.0.

Le niveau d’alimentation reste inégal, malgré des avancées au Cameroun et en République centrafricaine. Le SDMX doit ainsi automatiser la transmission des statistiques officielles entre les INS et la Commission, réduire les délais, limiter les erreurs et améliorer leur comparabilité. Les travaux portent sur la modélisation, les structures de données, les métadonnées et les outils ODP 2.0. Le chantier porte également sur Cémac-Data, future plateforme régionale destinée à centraliser les indicateurs communautaires fiables. Pour l'heure, une version bêta doit être mise en ligne pendant l’atelier. Tout comme un protocole d’échanges automatisés entre les portails nationaux et la plateforme régionale doit être défini.

Ouvrant les travaux, la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a souligné que ''la statistique doit éclairer les décisions publiques''. C'est dans cet esprit qu'elle a demandé à l’Institut national de la statistique (INSTAT Gabon) un plan d’action précis pour la migration.

Pour Nicolas Beyeme Nguema, représentant de la Commission de la Cémac, les données transmises par messagerie, selon des formats différents, compliquent leur consolidation. Le SDMX devra permettre leur circulation ''d'un système à un autre, sans ressaisie''. La Banque mondiale, par la voix de son représentant résident, Sylvain Kakou, y voit, quant à elle, un outil pour améliorer l’accès à la donnée.

Au terme des cinq jours prévus pour ces échanges, chaque État devra disposer d’une feuille de route pour migrer vers ODP 2.0.

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